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Après les tempêtes sur l'Ouest, de la pollution sur les plages

Plusieurs communes de la façade atlantique ont porté plainte après la découverte de traces et de boulettes d'hydrocarbures sur leurs plages. La provenance n'est pas certifiée, mais l'explication d'une houle impressionnante qui aurait raclé les fonds marins ne semble pas convaincre les élus. Ils soupçonnent des dégazages pendant la tempête. Le ministre de l'Ecologie leur a assuré qu'elle pourraient être indemnisées, même si le plan Polmar n'a pas été déclenché.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Maxppp)

Les tempêtes sur l'Ouest de la France ont épuisé les oiseaux
marins et plusieurs milliers de cadavres sont venus s'échouer ces derniers
jours sur le littoral
. A ce phénomène lié aux intempéries, il faut ajouter la
découverte de boulettes d'hydrocarbures sur des plages de Bretagne et de Loire-Atlantique. Selon plusieurs élus, l'apparition
serait là peu naturelle et plutôt due à du dégazage en mer.

Au Croisic, des plages fermées

En Loire-Atlantique, plusieurs
communes du bord de mer ont déposé plainte lundi ou s'apprêtent à le faire, après la
découverte de traces de pollution sur leurs plages : des boulettes ou des
galettes d'hydrocarbures.

L'hypothèse d'une houle très forte qui aurait déplacé
des résidus anciens bloqués jusqu'alors dans les fonds marins, a été émise, dès vendredi, par la préfecture de Loire-Atlantique. Elle laissait
aussi entendre la possibilité de "dégazages opportunistes" venant de
navires au large, pendant le mauvais temps.

Des analyses sont en cours pour
vérifier la provenance de la pollution. Elle est organisée depuis plusieurs jours au
Croisic. Des opérations qui ont un coût. Michèle Quellard, maire du Croisic, une commune qui a déposé plainte. "Ca vient de la mer donc on devrait pouvoir trouver quelqu'un pour nous aider" explique l'élue. 

A Piriac-sur-Mer, plusieurs plages sont
aussi fermées, à cause de la pollution et du nettoyage en cours. Un travail incessant puisqu'à chaque
marée haute, de nouvelles boulettes d'hydrocarbures s'échouent sur les plages
et dans les rochers. La commune a été particulièrement touchée depuis la fin de
la semaine dernière. Le maire, Jean-Louis Delhumeau, fait partie des élus qui ont
porté plainte. L'élu parle d'un travail minutieux engagé par la commune.

En visite sur zone, le ministre de
l'Écologie, Philippe Martin, a assuré que, même si le plan Polmar n'a pas été déclenché, les indemnisations ne devraient pas poser problème : "Le plan Polmar n'a pas été activé, et c'est bien normal avec ces petites boulettes, mais ce n'est pas pour autant que les communes les plus touchées ne pourront pas avoir accès aux financements " du fonds Polmar.

 

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