Algues vertes : deux associations portent plainte au pénal contre l'Etat

36 sangliers avaient trouvé la mort cet été, dans la baie de Saint-Brieuc, à cause des gaz toxiques dégagés par des algues vertes en décomposition. Les associations écologistes estiment que le préfet a tardé à prendre les mesures nécessaires pour éviter de dégrader un site classé.

(Benoit Tessier Reuters)
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L'Etat au pied du mur, par la faute des algues vertes. Déjà, le tribunal administratif de Rennes en 2007, et la cour administrative d'appel de Nantes en 2009, avaient jugé que la prolifération des algues vertes provenait "d'une politique de laisser-faire" et que les représentants de l'Etat en étaient responsables.

Cette fois, c'est au pénal que l'Etat est traîné. Deux associations écologistes, Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor, ont porté plainte contre le préfet - représentant de l'Etat dans le département. Elles l'accusent de ne pas avoir fait le nécessaire pour éviter la dégradation d'un site protégé - la baie de Saint-Brieuc.

C'est, selon l'avocat des associations, en violation de l'article L341-20 du Code de l'environnement, "qui punit de 45.000 euros d'amende et de 3 ans d'emprisonnement le fait de laisser se dégrader un site classé" . Il y a aussi "qui réprime par 75.000 euros d'amende et 2 ans d'emprisonnement le fait de laisser s'écouler dans les eaux des substances nuisibles à la santé et à la faune" - l es épandages de lisier et l'excès de nitrate qui créent ces algues vertes.