Emeutes à Baltimore : l’état d’urgence est décrété

L’état d’urgence a été décrété ce mardi à Baltimore, et la garde nationale déployée. La ville est touchée par des émeutes depuis la mort d’un jeune noir. La police est soupçonnée de bavure. Un couvre-feu nocturne a été imposé.

(Les violences durent depuis le 19 mai, date de la mort de Freddie Gray © Reuters-Shannon Stapleton)

Situation d’urgence à Baltimore, dans l’Est des Etats-Unis. Ce mardi, le gouvernement de l’Etat du Maryland, où se situe la ville, a décrété l’état d’urgence qui permet la mise en alerte et le déploiement de la garde nationale, un force paramilitaire.

"Les pillages et les actes de violence ne seront pas tolérés. En réponse (aux émeutes) j'ai mis la garde nationale en alerte afin qu'elle puisse se déployer rapidement si besoin ", avait annoncé le gouverneur Larry Hogan dans la nuit. Quelques heures plus tard la garde nationale a été déployée. L’Etat du Maryland a demandé jusqu’à 5.500 hommes supplémentaires.

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Selon des tweets de la police de Baltimore, les pompiers étaient pris à partie ce mardi vers 7h (heure française) et il est déconseillé aux automobilistes de s'engager sur plusieurs rues du quartier nord-ouest car certains casseurs "mettent le feu aux voitures ".

Couvre-feu et écoles fermées

Un couvre-feu nocturne a été imposé pour ramener le calme. Il est en vigueur entre 22h et 5h du matin jusqu'au 4 mai. La situation semblait se calmer selon le maire de la ville, mais les écoles resteront tout de même fermées ce mardi. Ces évènements perturbent également les évènements sportifs. Une rencontre au grand stade de baseball a été annulée.

Les violences se sont déroulées dans un seul quartier, au nord-ouest de la ville. Quinze policiers ont été blessés et 27 personnes ont été arrêtées. Ces affrontements entre des jeunes de la ville et la police durent depuis la mort de Freddie Gray le 19 mai. Le jeune homme noir est mort après son interpellation et ses obsèques ont été célébrées lundi. D'après la police, ces émeutes ne sont pas spontanées. Des gangs se sont associés pour déclencher ces troubles et tout était prémédité. Des centaines de casseurs ont pris possession des rues, juste après les funérailles.