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Elections législatives au Mali, pour renouer avec la légalité

Trois mois après la présidentielle, quelque 6,5 millions de Maliens sont à nouveau appelés aux urnes pour désigner leurs 147 députés. Faute de véritable campagne électorale, la participation ne devrait pas atteindre des sommets. L'insécurité qui règne dans de nombreuses parties du pays, dans le nord, dissuade beaucoup d'électeurs.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (Jérôme Delay AP/SIPA)

Le 11 août, Ibrahim Boubacar Keïta avait survolé le second tour de l'élection présidentielle au Mali. IBK l'avait largement emporté face à Soumaïla Cissé, qui avait reconnu sa défaite avant même la publication des résultats officiels.

Nouveau "round" démocratique ce dimanche : le premier tour des élections législatives. 6,5 millions d'électeurs inscrits sont appelés aux urnes, pour désigner leurs 147 députés. La campagne électorale a été courte - trois semaines seulement. Le taux de participation, pour cette raison, ne devrait pas atteindre des sommets. Il avait tourné autour de 50 % lors de la présidentielle, un taux exceptionnel au Mali ; il sera sans doute en-deçà ce dimanche. Depuis le début de matinée et l'ouverture des bureaux de vote, l'affluence n'est d'ailleurs pas très importante, mais tout se passe bien.

Difficile de ne pas évoquer l'insécurité endémique qui plane sur le pays. Les groupes djihadistes sont toujours actifs au nord du Mali, en dépit de la présence de soldats français et africains de l'ONU. Difficile de ne pas penser aux deux journalistes français de RFI qui ont été enlevés et tués à Kidal par Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Une majorité difficile

L'objectif du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM) esr bien sûr de donner au chef de l'Etat une majorité confortable à l'Assemblée nationale. Mais il devrait être difficile à une seule formation d'emporter la majorité ; le RMP pourrait devoir faire alliance, notamment avec l'Alliance pour la démocratie au Mali, l'Adéma - un parti qui s'était déchiré lors de la présidentielle.

L'opposition, elle, est incarnée par le parti de Soumaïla Cissé, l'Union pour la République et la démocratie.

Le scrutin sera surveillé par des centaines d'observateurs nationaux et internationaux, dont ceux de l'Union européenne. 

Un second tour est prévu le 15 décembre, si nécessaire.

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