Biélorussise : le pouvoir tente de faire le vide

En Biélorussie, plus de 120 manifestants ont été arrêtés. Deux figures de l'opposition ont été enlevées, une opération vraisemblablement menée par le président Loukachenko.

Svetlana Tikhanovskaïa en terrain conquis. La chef de l'opposition biélorusse est en Pologne où elle a pu retrouver des militants exilés. Aux côtés du Premier ministre polonais, elle continue à tirer à boulet rouge sur le président Loukachenko. "Pour nous, le peuple biélorusse, le président Loukachenko est illégitime. Nous ne pouvons pas continuer à accepter qu'il soit notre président. Nous ne pouvons pas continuer à lui confier l'avenir de notre pays", lance-t-elle.

Climat de terreur

De l'autre côté de la frontière, une nouvelle figure de l'opposition a été arrêtée mercredi 9 septembre. Maxime Znak, un des 7 membres de la direction du conseil de coordination, l'organisation de l'opposition pour une transition démocratique. L'arrestation a eu lieu après une autre arrestation symbole. Seule une membre du conseil est encore en liberté dans le pays. Tous les autres ont été arrêtés ou sont partis en exil. Ils dénoncent la "terreur". Le président, lui, refuse toujours de démissionner.

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Des manifestantes à Minsk en Biélorussie le 29 août 2020, surveillées par des membres des forces de police.
Des manifestantes à Minsk en Biélorussie le 29 août 2020, surveillées par des membres des forces de police. (EVGENY ODINOKOV / SPUTNIK / AFP)