Ebola : le Kenya ferme ses frontières avec trois pays touchés

Le gouvernement kenyan a annoncé samedi l'interdiction d'entrer sur son territoire à partir de mercredi pour les voyageurs venant de Guinée, de Sierra Leone et du Liberia. Dans ce dernier pays, trois médecins viennent de recevoir un traitement expérimental. En Espagne, un cas suspect a été mis à l'isolement.

(Test de température à l'aéroport international d'Abidjan le 13 août © Maxppp)

Il n'y a aucun cas référencé d'Ebola au Kenya. Mais "dans un souci de santé publique", le gouvernement a "décidé de suspendre temporairement l'entrée au Kenya de passagers venant de ou étant passés par les trois pays africains touchés par Ebola : le Sierre Leone, la Guinée et le Libéria", a annoncé samedi le ministre kenyan de la Santé, James Macharia. La mesure entrera en vigueur mercredi à minuit.

Quatre morts au Nigeria

Sur les quatre foyers africains de l'épidémie, seul le Nigeria n'est pas concerné par cette mesure. Dans le pays le plus peuplé du continent, 12 personnes ont été testées positives au virus, dont quatre sont mortes. Au total, 189 malades sont placés sous surveillance à Lagos et six à Enugu, dans le sud-est du pays. D'après le ministre nigérian de la Santé, cinq personnes ont pratiquement guéris. Et ce malgré l'interdiction d'utiliser le traitement expérimental testé dans plusieurs pays.

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Traitement expérimental au Liberia

C'est notamment le cas au Liberia. Trois médecins contaminés par Ebola ont reçu des injections du sérum ZMapp, déjà utilisé aux Etats-Unis et en Espagne. Le traitement des deux docteurs libériens et du médecin nigérian ont commencé jeudi soir à Monrovia. Avec 413 cas recensés, le Liberia est le pays le plus touché par l'épidémie.

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Cas suspect en Espagne

En Espagne, une personne a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé d'Alicante. Il s'agirait du premier cas possible en Europe, depuis la mort du missionnaire espagnol rapatrié à Madrid le 7 août dernier. En revanche, le cas suspect détecté dans un centre de rétention écossais s'est avéré négatif. Les tests effectués sur une détenue n'ont pas montré de présence du virus Ebola, responsable de la mort de plus d'un millier de personnes en Afrique de l'Ouest.

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