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"Douch", le chef de la prison de Phnom Penh sous les Khmers rouges, a pris un avocat cambodgien

Alors qu'il va faire appel de sa condamnation à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité, il va remplacer son défenseur international, a annoncé vendredi le tribunal."Douch", dont le vrai nom est Kaing Guek Eav, a congédié en juillet son avocat français, Me François Roux, prétextant une "perte de confiance" en lui.
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Kaing Guek Eav, dit "Douch", a été le chef de la prison de Tuol Sleng pendant le régime des Khmers rouges (1975-1979). (AFP Mark Peters)

Alors qu'il va faire appel de sa condamnation à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité, il va remplacer son défenseur international, a annoncé vendredi le tribunal.

"Douch", dont le vrai nom est Kaing Guek Eav, a congédié en juillet son avocat français, Me François Roux, prétextant une "perte de confiance" en lui.

Mais il a gardé son avocat cambodgien, Me Kar Savuth.

Le tortionnaire, âgé de 67 ans, a choisi un second défenseur local, Kang Ritheary, car "nous ne sommes pas en mesure de trouver d'avocats internationaux remplissant ses critères", a déclaré Lars Olsen, un porte-parole du tribunal parrainé par les Nations unies qui a condamné "Douch" le mois dernier.

Kar Savuth a indiqué à des médias cambodgiens le mois dernier que son client cherchait un avocat chinois, bon connaisseur du communisme, pour le représenter devant la Cour où de profonds désaccords ont éclaté entre ses défenseurs cambodgien et français durant le procès.

Quelque 15.000 ennemis réels ou supposés du régime ultra-communiste des Khmers rouges étaient passés par le prison dirigée par "Douch" entre 1975 et 1979. Les suppliciés devaient faire des aveux écrits d'un complot contre le "Kampuchéa démocratique" avant d'être exécutés. Très peu en sont sortis vivants.

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