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Des Serbes ont mis le feu mercredi à un poste-frontière dans le nord du pays et ont tiré sur des soldats de l'Otan

L'incendie mercredi soir de l'un des postes-frontières du nord du Kosovo, au centre de la tension actuelle entre Belgrade et Pristina, a marqué une escalade dans la crise, conduisant l'Otan et l'UE à se mobiliser, tandis que la Serbie en appelait à l'ONU.
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Un homme marche à proximité de la zone frontière entre la Serbie et le Kosovo, le 27 juillet 2011. (AFP - STR)

L'incendie mercredi soir de l'un des postes-frontières du nord du Kosovo, au centre de la tension actuelle entre Belgrade et Pristina, a marqué une escalade dans la crise, conduisant l'Otan et l'UE à se mobiliser, tandis que la Serbie en appelait à l'ONU.

Plusieurs dizaines de jeunes gens masqués, de toute évidence des Serbes, ont fait irruption au poste de Jarinje, à la frontière avec la Serbie, le livrant bientôt aux flammes, selon les images diffusées depuis mercredi soir par les chaînes de télévision serbes et kosovares.

La Mission de l'Otan au Kosovo a été dépêchée sur les lieux dans la nuit de mercredi à jeudi et a pris le contrôle du poste, a indiqué un porte-parole de la Kfor. La Mission de l'Otan a annoncé jeudi matin qu'elle contrôlait également l'autre poste litigieux, celui de Brnjak, non loin de Jarinje.

Condamnation de l'UE

"Je condamne avec force la violence qui a fait irruption dans le nord du Kosovo. Les derniers événements sont inacceptables", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Elle a, par ailleurs, indiqué avoir téléphoné au président serbe Boris Tadic et au Premier ministre kosovar Hashim Thaçi, pour leur faire part de ses "préoccupations" et leur rappeler leurs "responsabilités".

"Il est maintenant fondamental pour les deux bords de reprendre le dialogue, et de régler les questions en suspens sans retard", a-t-elle ajouté dans sa déclaration transmise à la presse. "La violence ne sera pas tolérée", a-t-elle poursuivi en félicitant la mission européenne Eulex comme la force militaire de l'Otan, la KFOR, pour leurs efforts pour ramener le calme.

Le président serbe lance un appel

Mardi, un policier avait succombé à ses blessures après avoir été atteint par balle à la tête au cours d'accrochages entre les forces de l'ordre et des Serbes kosovars. Ces derniers cherchaient à empêcher les autorités de Pristina de prendre le contrôle des postes situés sur la frontière nord de l'ancienne province serbe.

Le même poste-frontière avait été brûlé par des Serbes en 2008 après la proclamation d'indépendance du Kosovo. Les 60.000 Serbes qui vivent dans cette enclave ne reconnaissent pas l'autorité du gouvernement de Pristina.

Mercredi, le président serbe Boris Tadic a exhorté les Serbes kosovars à s'abstenir de tout recours à la violence. "Les vandales qui provoquent la violence ne défendent ni le peuple ni l'Etat serbe". "La population doit s'abstenir de violence.", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a accepté, à la demande de la Serbie, d'organiser une réunion d'urgence jeudi sur le Kosovo, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

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