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Des affrontements ont eu lieu lundi à Abidjan entre manifestants et forces de l'ordre fidèles à Gbagbo: 3 morts

Les heurts se sont produits dans le quartier populaire d', lors d'une manifestation contre les "exactions" commises par les forces de sécurité (FDS) durant les semaines de couvre-feu. Deux commissariats ont été saccagés.Dans la matinée, le corps d'un homme gisait à proximité d'un des commissariat sans qu'on en sache plus.
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Les forces de sécurité fidèles au président Gbagbo patrouillent dans le quartier d'Abobo, mi-janvier 2011. (AFP - Issouf Sanogo)

Les heurts se sont produits dans le quartier populaire d', lors d'une manifestation contre les "exactions" commises par les forces de sécurité (FDS) durant les semaines de couvre-feu. Deux commissariats ont été saccagés.

Dans la matinée, le corps d'un homme gisait à proximité d'un des commissariat sans qu'on en sache plus.

Quelques barricades faites de tables barraient l'accès au commissariat, devant lequel des membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) en armes étaient en faction.

Dans la zone baptisée "PK 18", plus au nord dans le même quartier, deux jeunes hommes égorgés ont été trouvés, l'un sur un tas d'ordure avec les pieds et les mains liés, l'autre sur la chaussée.

Les corps ont été découverts au petit matin par des jeunes qui ont déclaré ne pas connaître l'identité des tués ni les circonstances de leur mort.

Après les affrontements violents entre manifestants et FDS, "la nuit a été calme" dans ce quartier sous couvre-feu depuis mi-janvier, ont-ils rapporté.

Abobo, bastion de Ouattara et foyer de tensions
Le quartier populaire d'Abobo, situé au nord d'Abidjan, est un point focal des tensions ivoiriennes, où Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara se disputent la présidence depuis le second tour de l'élection, le 28 novembre dernier. En janvier, au moins six policiers et plusieurs civils y ont perdu la vie, et un couvre-feu a été instauré le 12 janvier.

La victoire de Ouattara, annoncée par la commission électorale, a été reconnue par les Nations unies; mais les résultats ont été partiellement invalidés par le Conseil constitutionnel, composé de proches de Gbagbo, qui ont proclamé le président sortant vainqueur du scrutin.

D'après les Nations unies, les violences post-électorales ont fait au moins 260 morts en Côte d'Ivoire, pour la plupart victimes de raids menés par des forces loyales à Gbagbo dans des quartiers favorables à Ouattara.

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