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De plus en plus de pannes dans les centrales belges

En Belgique, deux des sept réacteurs nucléaires du pays ont été mis à l'arrêt ces derniers jours en raison de diverses pannes. Le parc belge est réparti sur deux sites, installés il y a trente et quarante ans. Mais l'âge des installations n'explique pas tout.
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Radio France
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 (La centrale nucléaire de Tihange, en Belgique © Maxppp)

Ils ont beau avoir entraîné la mise à l'arrêt de deux réacteurs nucléaires en Belgique, les incidents ne sont pas considérés comme particulièrement graves. Samedi, une armoire électrique avait pris feu accidentellement au réacteur numéro 1 de la centrale wallone de Tihange, sur la Meuse. La veille, c'était une fuite d'eau non irradiée au réacteur numéro 3 de la centrale flamande de Doel, sur l'Escaut. Le temps de réparer et en attendant de recevoir le feu vert de l'Autorité belge de sûreté nucléaire, ces deux réacteurs ont été débranchés du réseau.

Pannes à répétition

La fréquence des pannes commence à inquiéter les riverains, l'opinion et les dirigeants belges. Par exemple, il y a trois ans, on découvrait des microfissures dans les cuves de Tihange 3 et Doel 2. Il s'agissait en fait de bulles d'hydrogène, due à la malfaçon du constructeur néerlandais. Relancés en 2013, elles étaient à nouveau à l'arrêt un an plus tard, alors qu'elles venaient tout juste de redémarrer. 

Le manque de fiabilité du système, qui doit assurer plus de la moitié des besoins en électricité du royaume, est d'autant plus préoccupant que le gouvernement fédéral a repoussé la sortie du nucléaire à 2025.

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