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Cyberespionnage : Washington attaque, les chinois répondent

La justice américaine a officiellement inculpé cinq officiers chinois. Ils sont suspectés de "piratage informatique" et "espionnage économique" contre six sociétés américaines. D'après le ministre américain à la Justice, c'est la première fois que des poursuites judiciaires visent directement des représentants d'un autre Etat. Les Chinois protestent.
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Radio France
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 (Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, annonce l'inculpation de cinq militaires chinois pour cyberespionnage © maxppp)

Les inculpations prononcées ce lundi par un Grand jury de Pennsylvanie visent des "membres de l'Unité 61398 du Troisième département de l'Armée de libération du peuple ". Ces cinq officiers chinois sont accusés d'avoir utilisé du matériel militaire pour voler des secrets commerciaux de six entreprises américaines entre 2006 et 2014.

Les entreprises concernées sont spécialisées dans l'énergie nucléaire, l'énergie solaire ou encore la métallurgie. Les groupes Wastinghouse, US Steel, Allegheny Technologies ou encore Alcoa figurent parmi les victimes présumées du l'opération chinoise. "L'éventail des secrets commerciaux et autres informations sensibles volées dans cette affaire est important et exige une réponse agressive ", a lancé Eric Holder, ministre américain de la Justice ce lundi.

De son côté, la Chine a accusé les Etats-Unis d'adopter une "stratégie de tromperie du public avec des motifs non-avoués ". Le ministre des Affaires étrangères chinois a pour sa part convoqué l'ambassadeur américain Max Baucus à qui il a transmis "une protestation solennelle " de la Chine.

Depuis plusieurs mois, Pékin et Wahington s'accusent mutuellement d'attaques informatiques. "Pendant trop longtemps, le gouvernement chinois a utilisé le  cyber-espionnage de façon éhontée pour obtenir des avantages économiques pour ses industries d'Etat ", affirme par exemple le directeur du FBI James Comey, dans un communiqué. De son côté, la Chine s'est émue de l'ampleur des données chinoises collectées par la NSA après les révélations d'Edward Snowden.

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