Ukraine : l'Elysée parle de "progrès", mais "la situation doit être améliorée"

Angela Merkel, François Hollande, Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont tenté de faire le point sur les accords de Minsk lors d'un entretien téléphonique. 

Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande et Petro Porochenko, le 11 février 2015 à Minsk (Biélorussie).
Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande et Petro Porochenko, le 11 février 2015 à Minsk (Biélorussie). (TATYANA ZENKOVICH / AFP)

Le plus dur reste à faire. La situation en Ukraine connaît "des progrès" mais doit être encore "améliorée", ont constaté lundi 2 mars au soir le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, lors d'un entretien téléphonique, selon un communiqué de l'Elysée.

"L'état de la mise en oeuvre du paquet de mesures adopté à Minsk le 12 février a été examiné. Des progrès sont constatés mais la situation doit être améliorée", selon la présidence française. "Les quatre dirigeants sont convenus de demander à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) de jouer un rôle plus direct afin d'améliorer l'application du cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes et de faire un rapport quotidien sur leur mise en oeuvre", a-t-elle précisé.

Plus de 6 000 morts depuis le début du conflit

Les quatre dirigeants estiment notamment que "la libération des prisonniers" des deux camps "et l'aide humanitaire doivent être facilitées en relation avec le CICR" (Comité international de la Croix rouge), a ajouté l'Elysée, précisant que les représentants des ministres des Affaires étrangères concernés se réuniront "vendredi pour assurer le suivi de l'application du paquet de mesures adopté à Minsk".

La résolution de la crise en Ukraine, déchirée depuis près d'un an par une guerre civile qui a causé plus de 6 000 morts, a suscité lundi une intense mobilisation diplomatique internationale, notamment à Genève, lors de la séance d'ouverture du Conseil des Droits de l'homme de l'ONU.