Corée du Sud : un 4e cas mortel de coronavirus

Le bilan s’alourdit en Corée du Sud, frappée par une épidémie du coronavirus MERS (Middle East Respiratory Syndrome). Un quatrième décès a été confirmé vendredi matin. Au total, on dénombre 41 cas d'infection, et 2.000 personnes ont été placés préventivement en quarantaine. Des centaines d'écoles ont fermé leurs portes.

(Les touristes arrivés à l'aéroport international Incheon portent des masques pour se protéger contre le coronavirus MERS © MAXPPP)

L'épidémie de coronavirus MERS a fait une quatrième victime en Corée du Sud. Le ministère de la Santé confirme que 41 personnes ont été infectées, et 2.000 autres placées en quarantaine. L'Organisation mondiale de la Santé s'attend à d'autres cas.

1.200 crèches et écoles fermées, début de paranoïa

Le quatrième patient décédé est un homme de 76 ans, décédé jeudi soir après avoir été diagnostiqué le 21 mai dernier. La veille, des analyses réalisées post-mortem ont révélé la présence du virus chez un homme de 82 ans, admis à l'hôpital pour une pneumonie.

Dans tout le pays, 1.200 crèches et établissements scolaires restent fermés par précaution. Le numéro vert mis en place par les autorités est débordé d'appels de Coréens inquiets de voir l'épidémie se propager davantage. Dans la rue et le métro, de nombreux citoyens et touristes portent des masques chirurgicaux. Les voyagistes, eux, enregistrent des annulations en masse.

Les autorités sud-coréennes sont critiquées pour leur manque de transparence. Elles refusent, par exemple, de livrer la liste des hôpitaux qui soignent des personnes infectées.

Moins contagieux, mais plus mortifère

Le MERS, qui provoque une infection des poumons, est a priori moins contagieux que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), une souche du coronavirus qui avait tué près de 800 personnes dans le monde en 2003. Il semble en revanche plus mortifère (son taux de mortalité est 40%).

L'Organisation mondiale de la Santé a indiqué s'attendre à de nouveaux cas d'infection. Une délégation de l'institution devrait se rendre à Séoul la capitale dans le courant de la semaine prochaine. Les autorités sanitaires s'inquiètent notamment du cas confirmé d'un médecin, qui a été en contact avec des centaines de personnes au cours de réunions publiques ces dernières semaines.

La Corée du Sud fait partie de la vingtaine de pays touchés par le virus apparu d'abord au Moyen-Orient, et contre lequel aucun vaccin ni traitement ne s'est révélé efficace. L'un des objectifs des spécialistes est de déterminer si le virus a muté, cela expliquerait sa propagation étonnament rapide.