Une coupe de cheveux réglementaire imposée à tous les Nord-Coréens ?

Le dirigeant Kim Jong-un souhaite que les hommes de son pays adoptent la même coupe de cheveux que lui, selon la BBC, mercredi 26 mars.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sur une photo non datée livrée par l\'agence nationale de presse du pays, le 12 mars 2014.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sur une photo non datée livrée par l'agence nationale de presse du pays, le 12 mars 2014. (KCNA VIA KNS / KCNA / AFP)

Le peigne, un instrument politique. Les Nord-Coréens doivent désormais adopter la même coupe de cheveux que leur dirigeant Kim Jong-un, rapporte la BBC (en anglais), selon de nouvelles règles introduites "à Pyongyang, qui s'étendent au pays tout entier", précise Radio Free Asia, citée par The Korea Times (en anglais). Place donc aux cheveux rasés sur les côtés et longs sur le haut du crâne. Un habitant semble peu emballé par la coupe du leader, jugée "très particulière et (...) qui ne convient pas à tous les visages et à toutes les formes de tête".

Les informations issues de Corée du Nord sont toujours difficiles à vérifier. Mais en matière de choix capillaires, le pays a quelques antécédents. Jusqu'à cette nouvelle mesure, les hommes avaient ainsi le choix entre dix coupes de cheveux. Les femmes, elles, pourront continuer à choisir l'une des dix-huit coupes recommandées.

Photo prise au téléphone portable à Pyongyang (Corée du Nord), présentant des modèles de coupes de cheveux chez un coiffeur. 
Photo prise au téléphone portable à Pyongyang (Corée du Nord), présentant des modèles de coupes de cheveux chez un coiffeur.  (DAVID GUTTENFELDER / AP / SIPA)
Photo prise au téléphone portable chez un coiffeur de Pyongyang (Corée du Nord) présentant des modèles de coupes de cheveux.
Photo prise au téléphone portable chez un coiffeur de Pyongyang (Corée du Nord) présentant des modèles de coupes de cheveux. (DAVID GUTTENFELDER / AP / SIPA)

En 2005, déjà, la télévision d'Etat avait lancé une vaste campagne pour dénoncer les cheveux longs pour les hommes, jugés incompatibles avec le mode de vie socialiste.