Un missile balistique nord-coréen a survolé le Japon

"Il s'agit d'un acte de violence qui fait suite aux récents tirs répétés de missiles balistiques. Nous le condamnons fermement", a réagi mardi le Premier ministre japonais Fumio Kishida, qui a appelé certains résidents à évacuer.

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Un homme regarde à la télévision le tir d'un missile nord-coréen, le 28 septembre 2022 à Séoul (Corée-du-Nord). (JUNG YEON-JE / AFP)

Alerte au Japon. Le pays s'est réveillé, mardi 4 octobre, sous la menace de la Corée du Nord, qui a tiré un missile balistique de moyenne portée. Cette première depuis 2017 constitue une nette escalade dans la campagne intensive d'essais d'armement menée par Pyongyang depuis quelques jours.

"Un missile balistique est probablement passé au-dessus de notre pays avant de tomber dans l'océan Pacifique. Il s'agit d'un acte de violence qui fait suite aux récents tirs répétés de missiles balistiques. Nous le condamnons fermement", a déclaré mardi le Premier ministre Fumio Kishida à la presse. Tokyo a également activé le système d'alerte aux missiles du pays : la population concernée a été contrainte d'évacuer les lieux.

Les Etats-Unis promettent une réponse "robuste"

L'armée sud-coréenne a elle déclaré avoir détecté le tir d'un missile balistique de moyenne portée, qui a volé sur une distance d'environ 4 500 km à une altitude de 970 kilomètres. Ce missile a survolé l'archipel en direction de l'Est.

"Les détails exacts font l'objet d'une analyse approfondie en coopération avec les Etats-Unis et la communauté internationale", a précisé l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué. Séoul a qualifié ce tir de "provocation" violant "clairement les principes universels et les normes des Nations unies". Les Etats-Unis ont eux consulté le Japon et la Corée du Sud en vue d'une réponse "robuste" au tir nord-coréen, a annoncé la Maison Blanche.

Le dernier tir de missile par Pyongyang au-dessus du Japon remonte à 2017, au plus fort de la période de "feu et de fureur" au cours de laquelle le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain de l'époque, Donald Trump, s'échangeaient des insultes.

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