Pyongyang menace de plonger le Japon "dans des flammes nucléaires"

La Corée du Nord n'apprécie pas que Tokyo ait déployé son bouclier antimissile en prévision d'en éventuel tir nord-coréen.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un et des responsables de l\'armée nord-coréenne, lors d\'une réunion à Pyongyang (Corée du Nord) le 28 mars 2013. 
Le leader nord-coréen Kim Jong-un et des responsables de l'armée nord-coréenne, lors d'une réunion à Pyongyang (Corée du Nord) le 28 mars 2013.  (KCNA / REUTERS)

Après la Corée du Sud et les Etats-Unis, les foudres de Pyongyang se dirigent vers le Japon. La Corée du Nord a menacé de plonger l'archipel "dans des flammes nucléaires", vendredi 12 avril. Motif de sa colère ? L'autorisation formelle donnée par le ministre nippon de la Défense aux forces d'auto-défense (nom officiel de l'armée japonaise) de détruire tout missile nord-coréen qui menacerait son territoire.

Des missiles Patriot ont été installés dans le centre de Tokyo et autour de la capitale, et des destroyers (des navires de guerre) équipés du système radar Aegis et de moyens d'interception ont été déployés en mer du Japon.

John Kerry en tournée dans la région pour calmer le jeu

"Le Japon est toujours dans la ligne de mire de notre armée révolutionnaire et si le Japon fait le moindre geste, l'étincelle de la guerre touchera le Japon en premier", a assuré l'agence officielle nord-coréenne, dans un éditorial. Tokyo a répliqué vendredi en se disant prêt à répondre à tout type de scénario. 

Ces nouvelles attaques verbales de la Corée du Nord interviennent en pleine visite du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, dans la région. Il est arrivé vendredi en Corée du Sud, pour entamer une tournée en Asie lors de laquelle il devrait s'efforcer de convaincre la Chine de calmer son voisin à la rhétorique enflammée. Sa première tournée dans la région va le conduire, outre Séoul, à Pékin et Tokyo, pendant trois jours.

Les Etats-Unis "ne pensent pas", malgré tout, que la Corée du Nord soit en mesure de lancer un missile nucléaire. Un haut responsable américain l'a réaffirmé jeudi, après les déclarations d'un élu américain affirmant le contraire à partir d'un rapport du renseignement militaire.