Les deux Corées se réuniront en sommet à Pyongyang pour évoquer la dénucléarisation de la péninsule

L'agence officielle nord-coréenne KCNA a également rapporté que Kim Jong-un avait à nouveau affirmé sa volonté de dénucléarisation. Et alors qu'un rapport de l'ONU pointe qu'en réalité, le régime nord-coréen poursuit son programme nucléaire.

Un émissaire de la Corée du Sud, Chung Eui-yong serre la main du leader nord-coréen Kim Jong-un à Pyongyang, le 5 septembre 2018. 
Un émissaire de la Corée du Sud, Chung Eui-yong serre la main du leader nord-coréen Kim Jong-un à Pyongyang, le 5 septembre 2018.  (THE BLUE HOUSE / AFP)

La détente semble se poursuivre sur la péninsule coréenne. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in tiendront en septembre, à Pyongyang, leur troisième sommet pour discuter du désarmement nucléaire, a annoncé Séoul, jeudi 6 septembre.

Au cours de ce face-à-face prévu du 18 au 20 septembre, les deux dirigeants discuteront de questions comme "les mesures pratiques" à prendre pour dénucléariser la péninsule, a déclaré à la presse Chung Eui-yong, le conseiller à la sécurité nationale du chef de l'Etat sud-coréen.

Kim Jong-un "a exprimé sa ferme détermination en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne de même que l'intention de travailler étroitement avec les Etats-Unis (...) pour réaliser cet objectif", a poursuivi l'émissaire sud-coréen.

Pyongyang poursuit son programme nucléaire, selon l'ONU

L'agence officielle nord-coréenne KCNA a également rapporté que Kim Jong-un avait réitéré sa volonté de dénucléarisation. Sa "volonté"  "est d'éradiquer complètement le danger d'un conflit armé et l'horreur de la guerre sur la péninsule coréenne pour la transformer en berceau de paix sans armes nucléaires, libre de toute menace nucléaire", a dit l'agence. 

Ces déclarations officielles soigneusement calibrées par la propagande nord-coréenne interviennent alors que, selon un rapport de l'ONU, la Corée du Nord n'a jamais arrêté son programme nucléaire. Il faudra donc plus qu'une rencontre entre les deux dirigeants coréens pour convaincre la communauté internationale de la réelle volonté de désarmement nucléaire du régime de Pyongyang.