Le Japon arrête les exercices de préparation à une attaque nord-coréenne

La décision a été prise après la rencontre historique entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Une photo du lancement d\'un missile le 29 novembre 2017, fournie par le gouvernement nord-coréen.
Une photo du lancement d'un missile le 29 novembre 2017, fournie par le gouvernement nord-coréen. (KCNA VIA KNS / AFP)

Le Japon va cesser ses exercices d'évacuation en cas de tirs de missiles nord-coréens, ont rapporté les médias japonais jeudi 21 juin. Le gouvernement n'a pas confirmé dans l'immédiat ces informations, mais les autorités d'une localité ont déclaré qu'elles suspendaient sur ordre de Tokyo un entraînement prévu la semaine prochaine. La décision intervient après le sommet américano-nord-coréen du 12 juin au cours duquel les deux dirigeants ont signé un accord appelant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

"Tous les entraînements doivent être reportés"

La ville de Yaita, dans la préfecture de Tochigi, au nord de Tokyo, avait prévu une simulation d'évacuation la semaine prochaine avec la participation de 800 habitants, dont 350 écoliers. Mais la ville a soudainement annulé toutes les préparations après avoir été informée par le gouvernement du fait que "tous les entraînements devaient être reportés pour le moment en raison d'un changement de situation après le sommet États-Unis-Corée du Nord", a déclaré un responsable municipal. Selon un responsable du gouvernement, ce dernier doit annoncer vendredi sa politique générale concernant les exercices d'évacuation liés à une menace nord-coréenne.

La Corée du Nord s'en est régulièrement prise au Japon, colonisateur de la péninsule coréenne de 1910 à la reddition du pays à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, et allié clé des États-Unis. Pyongyang a notamment menacé de "couler" l'archipel nippon ou de le réduire en "cendres"L'an dernier, la Corée du Nord a tiré deux missiles qui ont survolé le Japon et en a fait tomber plusieurs en mer au large du pays. Cette année, des centaines d'habitants de Tokyo ont cherché refuge au cours du premier exercice de ce type dans la capitale nippone.