L'armée américaine détecte un tir raté de missile nord-coréen
Washington et Séoul on repéré ce tir, samedi, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU étudie de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord.
L'armée américaine assure avoir détecté, samedi 15 octobre, un tir raté de missile par la Corée du Nord. "Il s'agirait d'un missile balistique à portée intermédiaire Musudan", qui "n'a pas présenté de menace pour l'Amérique du Nord", écrit le Centre de commandement stratégique américain (US Stratcom) dans un communiqué. Le ministère de la Défense sud-coréen confirme ce tir avorté, le premier depuis le déploiement d'un système antimissiles en Corée du Sud pour protéger le pays de la menace nucléaire de son voisin.
Les résolutions des Nations unies interdisent à la Corée du Nord d'employer des missiles balistiques, et ce tir survient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU débat de nouvelles sanctions contre Pyongyang après son cinquième essai nucléaire, effectué en septembre. La Corée du Nord est soumise à plusieurs séries de sanctions internationales depuis son premier essai nucléaire en 2006, qui ont encore été renforcées en mars. Mais cela n'a pas dissuadé son leader, Kim Jong-un, d'ordonner la poursuite de ses programmes militaires.
Obama "comprendra le prix à payer", menace Pyongyang
Le porte-parole du Pentagone a condamné ce qu'il a estimé être une violation flagrante des résolutions des Nations unies et pressé Pyongyang de s'abstenir d'autres actes susceptibles d'augmenter la tension déjà élevée dans la péninsule coréenne. "Cette provocation ne sert qu'à accroître la détermination de la communauté internationale à mettre un terme aux activités interdites de la Corée du Nord, a-t-il déclaré. Nous restons préparés à nous défendre, nous et nos alliés, de toute attaque ou provocation."
Les médias étatiques nord-coréens n'ont pas fait mention de ce tir, mais l'agence officielle KCNA a rapporté une déclaration du ministère des Affaires étrangères avertissant les Etats-Unis qu'ils "paieront un lourd tribut" pour leur attitude hostile qui "blesse la dignité du commandement suprême". Le président américain Barack Obama "comprendra le prix à payer avant son départ de la Maison Blanche" début 2017, a même menacé un porte-parole ministériel.
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