Kim Jong-un souhaite une bonne année en agitant la menace d'un "désastre nucléaire"

Dans son message diffusé par la télévision nationale à l'occasion du passage à la nouvelle année, le leader nord-coréen menace ouvertement Seoul et Washington.

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un, le 27 décembre 2013 à Pyongyang (Corée-du-Nord).
Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un, le 27 décembre 2013 à Pyongyang (Corée-du-Nord). (KCNA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le leader nord-coréen Kim Jong-un a agité mercredi 1er janvier, pour la nouvelle année, la menace d'un "désastre nucléaire" dans la péninsule coréenne si celle-ci devait connaître une nouvelle guerre. Et il avertit les Etats-Unis qu'ils ne seraient pas indemnes en cas de conflit. "Si la guerre éclate à nouveau [entre la Corée du Nord et du Sud], elle engendrera un désastre nucléaire massif et les Etats-Unis ne seront jamais indemnes", a déclaré Kim Jong-un, dans un message diffusé par la télévision nationale à l'occasion du passage à la nouvelle année.

"Nous sommes face à une situation dans laquelle un petit incident militaire accidentel peut conduire à une guerre totale", a-t-il prévenu. Selon des analystes et des responsables militaires sud-coréens, le régime communiste pourrait se livrer à des provocations militaires en début d'année pour resserrer les rangs autour de son chef. La Corée du Sud, rompue aux invectives et menaces nord-coréennes, a réagi par la voix de son ministre de la Défense, Kim Kwan-jin, selon qui l'armée sud-coréenne "doit répondre sans pitié à toute provocation de l'ennemi".

"Eliminer des éléments pourris en son sein"

Le numéro un nord-coréen est également revenu sur l'exécution de son oncle, JangSong-Thaek, autrefois un des responsables les plus influents du régime mais qu'il a qualifié d'"ordure". "Notre parti a pris l'an dernier des mesures décisives pour éliminer des éléments pourris en son sein", a justifié Kim en fustigeant des actes "antiparti, antirévolutionnaires". Cette "purge a grandement contribué à consolider l'unité du parti et de la révolution". C'est la première fois que le leader nord-coréen critique publiquement son oncle, arrêté et exécuté en l'espace de quelques jours à la mi-décembre pour trahison et corruption.

La péninsule coréenne a connu un apaisement relatif ces derniers mois après une année très tendue suite au tir d'une fusée, assimilée par les Occidentaux à un tir d'essai de missile balistique, et un essai nucléaire qui ont valu à Pyongyang de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU. Mais Kim Jong-un a de nouveau musclé son discours et semble vouloir poursuivre coûte que coûte le programme nucléaire dont Washington et Séoul estiment qu'il vise à doter le pays de l'arme atomique.