Corée du Nord : Kim Jong-un a supervisé le test d'un "lance-missiles multiple de grande dimension"

Le test de samedi était le dernier en date d'une série d'essais de missiles à courte portée effectués en août par le régime nord-coréen.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un devant un véhicule lanceur de missiles, le 24 août 2019.
Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un devant un véhicule lanceur de missiles, le 24 août 2019. (KCNA VIA KNS / AFP)

Kim Jong-un se réjouit de disposer d'"une grande arme". Le dictateur nord-coréen a supervisé, samedi 24 août, le test d'un "lance-missiles multiple de grande dimension". L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA l'a annoncé, dimanche 25 août, à grand renfort de photos. 

Le média officiel affirme que "le test a montré que toutes les spécifications tactiques et technologiques du système ont atteint correctement les normes qui avaient été fixées". Selon Pyongyang, Kim Jong-un a observé au cours du mois écoulé au moins deux autres tests d'armes "nouvelles". Mais la nature et les caractéristiques de ces armements ne sont pas connues.

Photo d\'un tir de missiles depuis un véhicule lanceur, diffusée le 24 août 2019 par les médias d\'Etat en Corée du Nord.
Photo d'un tir de missiles depuis un véhicule lanceur, diffusée le 24 août 2019 par les médias d'Etat en Corée du Nord. (KCNA VIA KNS / AFP)

L'état-major interarmes de la Corée du Sud avait pour sa part décrit, samedi, cet essai nord-coréen comme étant le tir de deux missiles balistiques à courte portée. Ce test était le dernier en date d'une série d'essais de missiles à courte portée effectués en août par la Corée du Nord pour exprimer son mécontentement devant des manœuvres militaires conjointes menées par les forces sud-coréennes et américaines. 

"Une campagne de pression maximale"

L'essai de samedi semble être "le quatrième nouveau système de missiles que la Corée du Nord a inauguré depuis l'échec de Hanoï", a tweeté Vipin Narang, professeur associé au Massachusetts Institute of Technology. Selon lui, Kim Jong-un mène là "une campagne de pression maximale". Les pourparlers bilatéraux entre Washington et Pyongyang sont dans l'impasse depuis l'échec du second sommet entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un, à Hanoï, en février.