Corée du Nord : Kim Jong-un n'a pas aimé le dernier spectacle de masse

Après la fin du spectacle, "il a appelé les créateurs du spectacle et les a critiqués pour l'esprit erroné de leur création et pour leur attitude de travail irresponsable", selon l'agence de presse KCNA.

Kim Jong-un (au centre), le 3 juin 2019 à Pyongyang (Corée-du-Nord).
Kim Jong-un (au centre), le 3 juin 2019 à Pyongyang (Corée-du-Nord). (KCNA VIA KNS / AFP)

Un "esprit erroné" et une "attitude de travail irresponsable". Les artistes en charge du dernier spectacle de masse en Corée du Nord se sont fait remonter les bretelles par Kim Jong-un, rapporte mardi 4 juin l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Des dizaines de milliers de personnes avaient participé, lundi 3 juin, à la grande première du premier spectacle de l'année, une grosse production à la gloire du régime. 

Ces "Jeux de masse" typiques du régime nord-coréen mettent en scène une foule de figurants, principalement des étudiants et des écoliers, bougeant dans des chorégraphies très élaborées. En arrière-plan, répartis sur une partie des tribunes du Stade du Premier Mai de Pyongyang, des milliers d'enfants tournent à l'unisson les pages de livres dont les couleurs composent de très impressionnants tableaux. Mais Kim Jong-un n'a pas été conquis par ce tout nouveau spectacle de propagande intitulé La terre du peuple.

Le nouveau spectacle de propagande intitulé \"La terre du peuple\" a été joué le 3 juin 2019 à Pyongyang (Corée-du-Nord)
Le nouveau spectacle de propagande intitulé "La terre du peuple" a été joué le 3 juin 2019 à Pyongyang (Corée-du-Nord) (KCNA VIA KNS / AFP)

Au terme du spectacle, "il a appelé les créateurs du spectacle et les a critiqués pour l'esprit erroné de leur création et pour leur attitude de travail irresponsable". Rappelant que les artistes "ont un rôle très important dans la construction culturelle du socialisme", Kim Jong-un a "déterminé des tâches importantes afin de mettre correctement en œuvre la politique révolutionnaire du Parti dans les domaines de la littérature et de l'art", poursuit l'agence de presse. En revanche, on ignore précisément ce qui a suscité le courroux du leader, et si les responsables du spectacle ont été ou non sanctionnés.