L'Arménie annonce une trêve avec l'Azerbaïdjan, après la "médiation" de la Russie

Des combats ont éclaté dans la journée près de la région disputée du Haut-Karabakh. Un soldat arménien a été tué, selon Erevan. 

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Des soldats russes patrouillent dans le Haut-Karabakh, le 12 novembre 2021. (STRINGER / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'Arménie dit avoir conclu une trêve avec l'Azerbaïdjan, mardi 16 novembre, après une "médiation" de la Russie. Les deux pays se sont livrés des combats durant la journée près de la région disputée du Haut-Karabakh, ce qui a fait craindre la reprise d'une guerre entre Bakou et Erevan. "Avec la médiation de la partie russe, un accord a été atteint pour mettre fin aux tirs à la frontière orientale de l'Arménie", a précisé le ministère arménien de la Défense.

Un soldat arménien a été tué, selon le communiqué, et plusieurs autres ont été blessés dans ces affrontements, dont l'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont rejeté la responsabilité tout au long de la journée, en s'accusant mutuellement d'"agression" et de "provocation". L'Arménie avait fait état, dans un premier temps, de plusieurs "morts" côté arménien dans ces combats.

La crainte d'une reprise des hostilités

L'annonce de la trêve est intervenue peu après un appel en ce sens du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, qui s'est entretenu au téléphone avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais, en exhortant les deux parties "à mettre fin aux actions qui provoquent une escalade des tensions", selon l'armée russe. Le président russe, Vladimir Poutine, s'est pour sa part entretenu au téléphone dans la soirée avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

L'éruption des affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui se sont déjà affrontés dans une guerre pour l'enclave du Haut-Karabakh l'an dernier, a fait craindre la reprise des hostilités entre ces deux pays rivaux du Caucase. Dans ce contexte, le président du Conseil européen, Charles Michel, s'est entretenu (lien en anglais) au téléphone avec les dirigeants arménien et azerbaïdjanais en les appelant à une "désescalade urgente".

Ces derniers événements illustrent l'équilibre précaire qui règne dans la poudrière du Caucase, presque un an jour pour jour après la fin d'un sanglant conflit de six semaines entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie au Haut-Karabakh.

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