Comment l'Egypte répond aux critiques sur la violence de la répression

Les autorités égyptiennes ont lancé la riposte médiatique après les violences d'hier. Dans un communiqué de l'ambassadeur d'Egypte en France, auquel François Hollande a transmis ce matin sa très grande préoccupation, elles justifient leurs actions contre les pro-Morsi et dénoncent les pressions étrangères et l'ingérence internationale.

(Reuters)

Face aux réactions internationales
condamnant la violence de l'intervention armée face aux Frères Musulmans, les
autorités égyptiennes veulent mettre les choses au point sur la scène
internationale. Le bureau de presse et d'information de l'ambassade d'Egypte à
Paris justifie l'action armée en accusant les Frères musulmans.

Selon ce communiqué, "les manifestants
pro-Morsi amassés à Rabaa et à El Nahda, sont très loin de tout pacifisme,
malgré les affirmations de leurs dirigeants
" et d'aligner les "preuves " de ces dénégations, entre autres :

Des routes auraient été coupées dans
plusieurs provinces ;Des armes et des munitions auraient
été découvertes place El Nahda ;Des frères musulmans auraient appelé
au meurtre contre l'armée, la police et les Egyptiens ;Les pro-Morsi auraient tiré à balles
réelles depuis les toits sur les forces de l'ordre ;Des postes de police auraient été
attaqués pour libérer des prisonniers et des armes volées ;Des églises auraient été brulées
pour créer un conflit confessionnel.

Dans une deuxième partie, les
autorités répondent explicitement aux critiques en dénonçant notamment l'ingérence
internationale :

"Ce qui se passe actuellement en Egypte, est une affaire
intérieure et (...) l'Egypte n'acceptera aucune pression étrangère ou ingérence
internationale dans ses affaires".

L'ambassade ajoute que la
loi a été violée par les Frères musulmans ainsi que la volonté du peuple et qu'une
solution diplomatique avait auparavant été recherchée grâce à l'action de
délégations étrangères. 

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