Cinq personnes ont été tuées et 39 autres blessées dimanche dans un attentat au Daghestan (Nord-Caucase)

L'attaque s'est produite à 00h30 (heure locale) près de la ville de Bouïnaksk, à 50 km à l'ouest de la capitale, Makhatchkala, selon une source au sein des forces de l'ordre locales citée par l'agence RIA Novosti.Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée à l'entrée d'un camp militaire utilisé pour des manoeuvres.

(AFP)

L'attaque s'est produite à 00h30 (heure locale) près de la ville de Bouïnaksk, à 50 km à l'ouest de la capitale, Makhatchkala, selon une source au sein des forces de l'ordre locales citée par l'agence RIA Novosti.

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée à l'entrée d'un camp militaire utilisé pour des manoeuvres.

La puissance de l'explosion était équivalente à environ 100 kilos de TNT, a déclaré un responsable des forces de l'ordre locales, cité par RIA Novosti. L'explosion a fait un cratère de trois mètres de diamètre, selon la même source.

Les militaires avaient repéré la voiture du kamikaze et bloqué l'entrée du camp avec un camion a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense. "Après plusieurs tirs de sommation, les sentinelles ont ouvert le feu sur le kamikaze" en le tuant, a-t-il indiqué. "La voiture s'est écrasée contre le camion avant d'exploser (...) l'explosion s'est produite à l'extrémité du camp, sinon le bilan des morts aurait été beaucoup plus lourd", a-t-il souligné.

Le Parquet militaire russe a déclaré enquêter sur les circonstances de l'attentat, alors qu'une commission spéciale dirigée par le chef par intérim du district militaire du Sud, Alexandre Galkine, s'est rendue au polygone de Dalniï, selon le ministère de la Défense.

République voisine de la Tchétchénie, le Daguestan est en proie à une rébellion armée islamiste qui mine tout le Caucase russe. Les violences y sont quotidiennes malgré les mesures de stabilisation prises. Les combattants rebelles visant en particulier les représentants des autorités et des forces de l'ordre.