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Un bout de la muraille de Chine est privé

Monsieur Yang n'est pas peu fier de son travail. 800 mètres de la célèbre muraille qu'il a totalement restaurés de ses mains. C'est désormais un site touristique prisé. Mais les temps ont changé et l'Etat chinois voudrait récupérer la propriété du site.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Vue de la muraille de Chine. (Stéphane Frances )

Un bout de la muraille de Chine qui remonte à la dynastie des Ming. Nous sommes à Jiayuguan, au nord ouest du pays, dans une région aride et désertique. En 2000, un paysan se lance dans la restauration de la portion de muraille qui jouxte ses champs, avec la bénédiction des autorités. L'argent manque dans les caisses, et les particuliers sont encouragés à restaurer à leurs frais les splendeurs historiques du pays. 

L'histoire veut que le paysan ait tout fait de ses mains. On peut en douter à voir l'ampleur du monument et la qualité de la restauration. D'ailleurs, Monsieur Yang avoue avoir englouti plus de 600.000 euros dans la tâche. Il lui reste encore, dit-il, une ardoise de 125.000 euros à régler.

Et c'est là où le bât blesse. Monsieur Yang espérait bien se refaire avec sa petite billetterie à 3 euros l'entrée. Mais voilà que le gouvernement change la règle du jeu et veut récupérer le bien national. Depuis 2006, une loi prévoit que seules les autorités peuvent gérer le patrimoine.

Les autorités locales, sensibles au problème, pourraient racheter la muraille au maçon, et l'intégrer au vaste projet de mise en valeur du site. Car la muraille s'étend au delà de la propriété du paysan. Mais là, elle est restée propriété nationale.

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