"On y construira une base avec un centre de recherche scientifique non-habité" : la Chine à la conquête de la Lune

En ce cinquantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune, le point sur le programme spatial chinois.

La Lune est vue lors d\'une éclipse de \"lune de sang\" à Hong Kong, le 28 juillet 2018.
La Lune est vue lors d'une éclipse de "lune de sang" à Hong Kong, le 28 juillet 2018. (PHILIP FONG / AFP)

En octobre dernier, la Chine a fêté les 10 ans de l’envoi de son premier taïkonaute dans l’espace. Si les Chinois ont encore du retard sur les États-Unis et l'Europe, le gouvernement communiste injecte des milliards dans son programme spatial piloté par l’armée. Les missions se succèdent pour préparer l’arrivée du premier chinois sur la Lune aux alentours de 2035. Plusieurs sondes ont déjà été envoyées, ainsi qu'un robot qui explore la face cachée de la Lune.

"À la fin de cette année, la sonde Chang’e 5 va collecter des échantillons à la surface de la Lune", explique Jiao Weixin. Le professeur de l'université de Beida poursuit : "Il y aura la quatrième étape avec Chang’e 6 qui va atterrir au pôle sud de la Lune et ramènera les échantillons. Puis, on y construira une base avec un centre de recherche scientifique non-habité."

Ce qu'on arrive à faire aujourd'hui est déjà un grand succès, car on l’a fait dans un délai très court.Wang Jun
professeur à l'université de Beihang
à franceinfo

La base lunaire sera formée de plusieurs cabines en tubes reliées les unes aux autres et remplies d’oxygène. Dans un premier temps des robots y travailleront. "Il y a beaucoup d'autres facteurs comme la température et l'humidité à l’intérieur, la propreté de l'air respirable, la structure de la construction contre les radiations", explique le professeur Wang Ju dont des étudiants ont passé un an dans une réplique de cette base à l’université de Beihang.

La Lune n’est qu’une étape prévoie déjà le vieux professeur, pour aller dans les profondeurs de l’espace. "Voyager et vivre longtemps dans l'espace. Ce n’est pas juste une simple question d’avoir de quoi boire, manger et respirer de l'oxygène", conclu Wang Ju.

Reportage de Dominique André
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