Ouïghours : la Chine annonce des sanctions contre neuf personnalités britanniques, dont des parlementaires

Pékin a annoncé vendredi que les avoirs en Chine des personnes visées allaient notamment être gelés. 

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France Télévisions
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Le président chinois Xi Jinping, le 17 mars 2021. (LI XUEREN / XINHUA / AFP)

Pékin tape de nouveau du poing sur la table. Le gouvernement chinois a annoncé, vendredi 26 mars, des sanctions contre neuf personnalités britanniques, dont des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités accusées de "répandre des mensonges" au sujet des droits de l'homme au Xinjiang.

Ces sanctions font suite aux mesures prises simultanément par l'Union européenne et plusieurs pays (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada) contre des responsables chinois accusés de mener une répression contre les musulmans ouïghours dans cette région du nord-ouest de la Chine. Pékin avait déjà annoncé des sanctions similaires en début de semaine contre dix personnalités de l'UE, dont des membres du Parlement européen, ainsi que quatre entités.

Gel des avoirs et interdiction des relations d'affaires

Dans les deux cas, les personnalités visées ainsi que leur famille se voient interdire d'entrer sur le sol chinois, y compris à Hong Kong ou Macao, a précisé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères chinois.

Leurs éventuels avoirs en Chine sont gelés et les citoyens chinois se voient interdire d'entrer en relations d'affaires avec eux. Parmi les entités concernées figurent la Commission des droits de l'homme du Parti conservateur (la formation du Premier ministre, Boris Johnson), ainsi que l'ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith, et le député Tom Tugendhat, qui dirige la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes.

En réaction, Londres va convoquer l'ambassadeur de Chine. Boris Johnson a lui apporté son soutien "ferme" aux cibles britanniques des sanctions, saluant leur "rôle vital" pour dénoncer "les atteintes grossières aux droits humains" contre la minorité musulmane des Ouïghours. "La liberté d'exprimer son opposition aux abus est fondamentale et je les soutiens fermement", a déclaré le dirigeant sur Twitter.

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