Manifestations à Hong Kong : la tension monte d'un cran

Le président chinois Xi Jinping avait souhaité intervenir et faire preuve d'autorité en adressant une mise en garde à la révolte de l'opposition de Hong Kong. Mais ce message n'a clairement pas été entendu par la rue. 

France 2

Un camion de police tente de franchir des barricades, mais il est touché par plusieurs cocktails Molotov. La violence a franchi dimanche 17 novembre un nouveau cap à Hong Kong. L'enjeu pour le pouvoir : reprendre le contrôle d'un tunnel qui part du continent vers l'île principale du territoire. Un point stratégique défendu toute la journée par des centaines d'activistes pro-démocratie. 

La police veut reprendre un tunnel stratégique

"Nous voulons que la ville se mette en grève. Depuis l'université polytechnique de Hong Kong, nous pouvons occuper le tunnel pour aider à atteindre cet objectif", explique une manifestante masquée. Les militants, équipés de leurs fameux parapluies, sont très bien organisés. Ils sont prêts à tout pour empêcher la police de reprendre le contrôle du tunnel. Face à eux, des canons à eau remplis d'un liquide bleu indélébile utilisé pour identifier les manifestants. Pendant ce temps, dans un parc de la ville, des milliers de manifestants pacifiques forment une chaîne humaine et soutiennent les protestataires qui se situent à l'intérieur de l'université. 

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Des manifestants jettent des cocktails Molotov sur les policiers, aux abords de l\'Université polytechnique de Hong Kong, le 17 novembre 2019.
Des manifestants jettent des cocktails Molotov sur les policiers, aux abords de l'Université polytechnique de Hong Kong, le 17 novembre 2019. (PHILIP FONG / AFP)