Le statut particulier de Hong Kong mis à mal

La loi sur la sécurité nationale entrée en vigueur mardi 30 juin à Hong Kong remet en cause le fonctionnement particulier de la Chine et de l’ancienne colonie britannique : un pays, deux systèmes.

FRANCEINFO

Il y aura probablement un avant et un après 30 juin 2020 jour où la loi sur la sécurité nationale est entrée en vigueur. Pour beaucoup, c’est un nouveau coup enfoncé dans le cercueil d’une Hong Kong libre où l’on pouvait s’exprimer, manifester, voter, et où il y avait une séparation des pouvoirs ainsi qu'une justice indépendante qui n’existe pas dans le reste de la Chine.

Pékin a rompu sa promesse

Cette loi a été immédiatement condamnée par les Etats-Unis, le G7, par l’UE et le Royaume-Uni, qui au nom de Sa Majesté, avait signé l’accord de rétrocession en 1997 avec la Chine communiste. Cette dernière avait promis de conserver des libertés et une autonomie pour le territoire de Hong Kong pendant au moins 50 ans. Pékin n’a pas voulu attendre et reprend petit à petit contrôle de ce territoire. Pour Pékin, c’est un glaive au-dessus de la tête des activistes qui réclament des élections au suffrage universel direct, les partisans de la démocratie. Mardi soir, leur leader a quitté leur mouvement et mis en sommeil son compte Twitter.

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Des manifestants à Hong Kong, le 24 mai 2020.
Des manifestants à Hong Kong, le 24 mai 2020. (ANTHONY WALLACE / AFP)