Hong Kong : manifestation pro-police après une semaine de chaos

La tension est montée d'un cran ces derniers jours, et la ville a été paralysée. 

Des Hongkongais manifestent leur soutien aux forces de l\'ordre, samedi 16 novembre 2019. 
Des Hongkongais manifestent leur soutien aux forces de l'ordre, samedi 16 novembre 2019.  (YE AUNG THU / AFP)

Une semaine de chaos. Des manifestants se sont réunis samedi 16 novembre à Hong Kong pour afficher leur soutien à la police, durement éprouvée après une semaine de violences et d'affrontements avec des militants prodémocratie. Quelque 500 personnes se sont rassemblées dans la matinée devant les bureaux du gouvernement, agitant des drapeaux national (chinois) et régional (hongkongais), et prenant des photos avec les policiers.

Ces derniers jours, la tension est montée d'un cran avec le lancement par des manifestants prodémocratie de la stratégie "éclore partout", consistant à multiplier les blocages simultanés. Additionnée à des actes de vandalisme, elle a conduit à la quasi-paralysie du métro, ainsi qu'à la fermeture des écoles et de centres commerciaux. La circulation a repris samedi dans la ville, mais certaines routes et un important tunnel restaient fermés.

Une semaine marquée par un décès

Plusieurs universités de Hong Kong étaient également à feu et à sang. Des étudiants et d'autres protestataires masqués ont occupé les campus, et certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov ainsi qu'à l'utilisation d'arcs et de flèches. La semaine a été marquée par la mort d'un agent d'entretien de 70 ans, touché à la tête par une brique. Il avait tenté de démonter des barricades édifiées par des militants prodémocratie. Deux étudiants allemands, de 22 et 23 ans, ont par ailleurs été arrêtés jeudi pour participation à un "rassemblement illégal".

La mobilisation prodémocratie est née en juin, du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l'influence du Parti communiste.