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Chine : un millier de Hongkongais manifestent pour réclamer leur indépendance

C'est le premier rassemblement du genre, alors que les autorités locales et celles de Pékin considèrent cette idée comme illégale.

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France Télévisions
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Des manifestants brandissent des affiches réclamant l'indépendance de Hong Kong, vendredi 5 août 2016.  (TYRONE SIU / REUTERS)

C'est une première. Une manifestation pour l'indépendance a rassemblé un millier de personnes à Hong Kong (Chine), vendredi 5 août. L'événement s'est déroulé en présence de candidats interdits de se présenter aux législatives de septembre, car ils sont favorables à une rupture avec la Chine.

Environ 1 000 manifestants de tous âges se sont réunis dans un parc situé près du siège du gouvernement, certains avec des pancartes "Indépendance de Hong Kong". Edward Leung, l'un des cinq candidats interdits d'élections et chef du parti Hong Kong Indigenous, a été applaudi par la foule lorsqu'il a pris la parole :

La souveraineté de Hong Kong n'appartient pas [au président chinois] Xi Jinping, n'appartient pas aux autorités et n'appartient pas au gouvernement de Hong Kong. Elle appartient au peuple de Hong Kong.

Edward Leung, parti "Hong Kong Indigenous"

Hong Kong bénéficie d'un régime de "large autonomie", depuis sa rétrocession en 1997 à la Chine par le Royaume-Uni. Elle jouit théoriquement jusqu'en 2047 de libertés inconnues ailleurs en Chine. Selon Satomi Cheng, une manifestante de 49 ans, de nombreux Hongkongais sont mécontents de l'emprise grandissante de la Chine : "Jour après jour, nos droits (...) nous sont enlevés par le gouvernement de Hong Kong et le gouvernement chinois."

Andy Chan, 25 ans, l'un des leaders de la contestation contre Pékin (Chine), s'exprime lors de la manifestation réclamant l'indépendance de Hong Kong, vendredi 5 août 2016. (ANTHONY WALLACE / AFP)

L'idée d'indépendance est considérée comme illégale par les autorités de Pékin et de Hong Kong. La question était d'ailleurs taboue jusqu'à récemment, mais de nouveaux partis ont appelé à une rupture. Ces formations ont été créées à l'initiative de jeunes déçus de la "révolte des parapluies". En 2014, cette immense mobilisation en faveur de la démocratie avait agité Hong Kong, mais avait échoué à obtenir des concessions politiques de la Chine. Désormais, certains veulent durcir le mouvement.

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