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Chine: l'optimisme après le choc de la victoire de Trump à la Maison Blanche

Le monde avait souri de son pronostic. Et pourtant, au nez et à la barbe des sondeurs, le singe chinois Geda avait vu juste en prédisant la victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Aujourd'hui, les bruyantes diatribes anti-Chine de l'ex-candidat républicain ont de quoi inquiéter les autorités de Pékin. Et pourtant, celles-ci se montrent plutôt optimistes.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Dans la province de Hunan, en Chine, Geda le singe devin avait pronostiqué la victoire de Donald Trump. (STR / AFP)

Premier à s'enthousiasmer, le président Xi Jinping lui-même. Dans un télégramme de félicitations, il s'est dit «impatient» de travailler avec Donald Trump, tout en calmant le jeu par la voix de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang.

«Nous souhaitons, ensemble avec le nouveau président américain, développer une relation sino-américaine saine, durable et stable, a déclaré M.Kang. Pour le bien de nos deux peuples et le bien des peuples du monde entier

550 milliards de dollars d'échanges Chine-Etats-Unis en 2015
Insistant sur l'absence de confrontation et sur l'intérêt réciproque qu'ont la Chine et les Etats-Unis à travailler ensemble, il a ajouté: «Quant aux différends dans les domaines économiques et commerciaux (…), l’année dernière, le volume des échanges entre nos deux pays a atteint plus de 550 milliards de dollars. Cela profite aux peuples des deux pays. Nous sommes tous les deux des membres importants de l’Organisation mondiale du commerce et pourrons régler d’éventuels conflits dans ce cadre. Le commerce sino-américain est dans l’intérêt de nos deux peuples. Cela permet de créer des emplois et pas le contraire.»

De tous temps, les tensions entre Washington et Pékin ont été récurrentes sur des sujets comme la politique économique chinoise, la cybersécurité ou encore la lutte d'influence en mer de Chine méridionale.

Les attaques de Trump pendant sa campagne contre la deuxième puisssance économique mondiale, son «protectionnisme», sa «tendance à manipuler le yuan», n'ont fait que noircir un tableau déjà sombre. Il a ainsi menacé de taxer jusqu'à 45% les importations chinoises sur le territoire de l'oncle Sam.

Voir ce qui rapproche plutôt que ce qui éloigne
Mais pour l'heure, la Chine, où soit dit en passant aucune élection libre et pluraliste n'a lieu, préfère s'en tenir aux points de convergence.

Ainsi, certaines promesses de campagne du candidat Trump plaisent à Pékin. Le nouveau président élu a par exemple affirmé ne pas vouloir signer le traité transpacifique (TPP), qui exclut la Chine. Pékin espère donc maintenant que cet accord tombera aux oubliettes.

Autre terrain d'entente, la présence militaire américaine en mer de Chine. Donald Trump l'a critiquée en la trouvant très coûteuse. Un désengagement américain laisserait ainsi un peu plus de marge de manœuvre à Pékin dans la région.

Quant aux droits de l'Homme, question chère à Hillary Clinton, Donald Trump ne semble pas vouloir faire la leçon aux dirigeants chinois. Pékin pourra donc poursuivre ses campagnes répressives sans craindre l'opprobre de la présidence américaine.

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