Chine : 71 journalistes ouïghours en détention, selon Reporters sans frontières

Au total, au moins 127 journalistes sont en détention dans l'ensemble du pays, selon l'ONG.

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Une manifestation contre la répression des Ouïghours en Chine, le 2 octobre 2021, à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Quelque 71 journalistes ouïghours sont détenus en Chine dans le cadre de la répression de cette ethnie musulmane dans la province du Xinjiang, affirme Reporters sans frontières (RSF), mardi 7 décembre. Dans un rapport intitulé "Le grand bond en arrière du journalisme en Chine", l'association de défense de la liberté de la presse dénonce "une campagne de répression sans précédent menée par le régime chinois au cours des dernières années contre le journalisme et le droit à l'information dans le monde entier". Selon RSF, au moins 127 journalistes sont en détention dans l'ensemble du pays.

Le régime communiste a imposé "un black-out sur l'information" au Xinjiang en empêchant les reportages indépendants sur le terrain, estime depuis l'étranger la journaliste ouïghoure Gulchehra Hoja, citée dans le rapport. Parmi les auteurs ouïghours en détention figurent l'intellectuel Ilham Tohti, lauréat du prix Sakharov 2019 du Parlement européen et qui tenait un site internet recensant des problèmes rencontrés par sa minorité. Gulmira Imin, administratrice d'un autre site internet, est pour sa part emprisonnée depuis 2009.

Plus d'un million de Ouïghours ont été enfermés dans des centres de rééducation politique dans le cadre de la répression engagée par le régime de Xi Jinping, selon des associations de défense des droits de l'homme. Pékin conteste ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle destinés à éloigner les "stagiaires" de la radicalisation.

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