Ce que l'on sait du virus inconnu apparu en Chine, après l'identification d'un premier cas en Thaïlande

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan. Une personne est morte en Chine.

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Un homme quitte un centre médical de Wuhan (Chine), le 12 janvier 2020, où est hospitalisé une personne morte des suites d'un premier cas de pneumonie chinoise. (NOEL CELIS / AFP)

Une large partie de l'Asie est en alerte. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé, lundi 13 janvier, que la Thaïlande avait identifié sur son territoire un premier cas de la mystérieuse épidémie de pneumonie qui a touché la Chine. "La possibilité que des cas surviennent dans d'autres pays était prévisible", ajoute l'OMS dans un communiquéFranceinfo revient sur l'origine et les éventuels risques de cette maladie.

Un cas a été découvert en Thaïlande

La personne diagnostiquée en Thaïlande est une Chinoise de 61 ans, qui voyageait en provenance de la région de Wuhan, berceau de l'épidémie, où 41 personnes ont été infectées. Elle a été identifiée par les autorités thaïlandaises le 8 janvier. Immédiatement hospitalisée, cette femme est désormais "en cours de convalescence", d'après un communiqué de l'OMSUn diagnostic clinique de pneumonie légère avait d'abord été posé, puis "des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause", a détaillé Tarik Jasarevic, un porte-parole de l'organisation onusienne.

Il s'agit d'une forme de coronavirus

D'après l'OMS (en anglais), cette épidémie est due à un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l'homme. Mais certains d'entre eux comme le Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ou le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) ont déjà entraîné de graves épidémies – le Sras a par exemple tué 349 personnes en Chine et 299 à Hong Kong en 2002 et 2003.

Les autorités sanitaires de Hong Kong ont déclaré samedi que le séquençage génétique du virus trouvé chez l'un des patients de Wuhan indiquait qu'il était similaire à 80% au Sras trouvé chez des chauves-souris. Il a cependant précisé qu'il était trop tôt pour conclure qu'il s'agissait d'une souche du Sras. L'Organisation mondiale de la santé estime d'ailleurs qu'il est essentiel que les investigations se poursuivent en Chine pour identifier la source de l'épidémie.

Une seule personne est morte

Selon de premiers éléments, cette épidémie trouverait son origine dans un marché aux poissons de Wuhan, dans le centre de la Chine, et celui-ci a été fermé le 1er janvier. Jusqu'à présent, une seule personne est morte en Chine sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus à Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants du centre de la Chine.

L'apparition de cette épidémie fin décembre avait fait craindre initialement une résurgence du Sras. Les autorités chinoises sont sur le qui-vive en raison du calendrier. L'épidémie survient juste avant la période annuelle de voyages la plus importante du pays, les vacances du Nouvel An lunaire qui débutent fin janvier. Des dizaines de millions de personnes vont prendre le bus, le train et l'avion.

Pas de preuve de transmission entre humains

Pour l'Organisation mondiale de la santé, "la possibilité que des cas soient identifiés dans d'autres pays n'était pas inattendue et renforce la raison pour laquelle l'OMS demande une surveillance active et une préparation continue dans d'autres pays". Mais aucune preuve claire de transmission entre humains n'a été établie et aucun personnel de santé n'a été infecté par le virus, souligne l'OMS.

A Genève, l'OMS a toutefois annoncé que "compte tenu de l'évolution de la situation, le directeur général de l'OMS, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, [allait] consulter les membres du Comité d'urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai". Lors de ces réunions, les experts peuvent décider si une épidémie constitue une urgence sanitaire internationale.

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