DIRECT. Conflit Iran-Etats-Unis : Washington détaille ses nouvelles sanctions contre Téhéran et refuse de retirer ses troupes d'Irak

Les Etats-Unis ont également estimé que le Boeing ukrainien qui s'est écrasé mercredi avait "probablement" été abattu par un missile iranien. L'Ukraine a annoncé avoir eu accès aux boîtes noires de l'appareil.

Le secrétaire d\'Etat américain Mike Pompeo lors d\'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 10 janvier 2020.
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 10 janvier 2020. (ALEX WONG / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Une semaine après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans une frappe américaine, et deux jours après la riposte de Téhéran visant des soldats américains en Irak, les Etats-Unis ont détaillé, vendredi 10 janvier, les nouvelles sanctions économiques visant l'Iran que Donald Trump avait promises. Elles visent huit haut responsables de la République islamique, ainsi que les plus grands fabricants d'acier, d'aluminium, de cuivre et de fer du pays.

Par ailleurs, le département d'Etat américain a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de "discuter d'un retrait des troupes" américaines en Irak, malgré la demande du Premier ministre irakien et le vote du Parlement local.

L'Ukraine a eu accès aux boîtes noires du Boeing ukrainien qui s'est écrasé près de Téhéran jeudi. Plus tôt, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit avoir reçu des "données importantes" des Etats-Unis. Les autorités iraniennes ont annoncé qu'une équipe de dix Canadiens était en route vers l'Iran pour "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes de ce malheureux accident". 

Le monde accuse un missile iranien du crash, Téhéran dément. Après le Canadien Justin Trudeau, c'est le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui a affirmé que l'avion avait "probablement" été abattu par un missile iranien. L'Union européenne, elle, réclame une enquête "crédible et indépendante". L'Iran le dément fermement : "une chose est sûre : cet avion n'a pas été touché par un missile", a déclaré vendredi matin le président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne.

La France volontaire pour aider l'enquête.  "La France est disponible pour contribuer à l'expertise nécessaire" dans l'enquête sur le crash, a indiqué le ministre des Affaires étrangères sur RTL, tout en précisant qu'elle n'avait pas "pour l'instant" été sollicitée par les autorités iraniennes. Jean-Yves Le Drian a par ailleurs refusé de tirer des conclusions sur les origines du crash.

Berlin ne veut pas abandonner l'accord sur le nucléaire. Dans une allocution mercredi, Donald Trump appelait les pays toujours membres de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien à abandonner ce texte, pour élaborer un nouvel accord plus contraignant pour l'Iran. "Notre objectif est de sauver l'accord", a répondu vendredi le ministère allemand des Affaires étrangères. "Nous restons convaincus que c'est le bon instrument pour empêcher l'Iran de se doter d'une éventuelle arme nucléaire".

 Les éclairages d'un chercheur. Le chercheur Thierry Coville, spécialiste de l'Iran à l'Iris, a répondu dans notre direct aux questions de nos lecteurs sur la crise entre l'Iran et les Etats-Unis. Nous avons résumé ses réponses dans un article.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #IRAN

22h09 : Voici un point sur l'actualité de ce début de soirée :

Emmanuel Macron est "ouvert" à soumettre à référendum certaines propositions issues de la Convention citoyenne sur le climat. Le président de la République s'exprime en ce moment devant les 150 Français chargés de soumettre des propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Référendum, taxe carbone, mécanisme de suivi, CETA... Voici quatre choses à retenir de son intervention.


L'instauration d'un âge pivot à 64 ans permettrait de faire trois milliards d'euros d'économies dès 2022 et 12 milliards en 2027, indique un document remis aux partenaires sociaux à Matignon. A l'issue de nouveaux échanges, le Premier ministre a indiqué qu'il transmettrait demain des propositions aux partenaires sociaux.


• Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "violences volontaires" par des membres des forces de l'ordre sur des manifestants après des faits survenus hier. Franceinfo a recueilli les témoignages de deux femmes blessées hier dans les manifestations, à Lille et à Paris.

Washington annonce des sanctions sur le secteur de l'acier et plusieurs hauts responsables iraniens.

21h36 : Selon Donald Trump, le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain en Irak, planifiait des attaques contre "quatre ambassades" américaines. Il s'est exprimé dans un entretien à Fox News, sans donner d'autres précisions.

20h20 : Voici un point sur l'actualité de ce début de soirée :

Emmanuel Macron est "ouvert" à soumettre à référendum certaines propositions issues de la Convention citoyenne sur le climat. Le président de la République s'exprime en ce moment devant les 150 Français chargés de soumettre des propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L'instauration d'un âge pivot à 64 ans permettrait de faire trois milliards d'euros d'économies dès 2022 et 12 milliards en 2027, indique un document remis aux partenaires sociaux à Matignon. A l'issue de nouveaux échanges, le Premier ministre a indiqué qu'il transmettrait demain des propositions aux partenaires sociaux.


• Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "violences volontaires" par des membres des forces de l'ordre sur des manifestants après des faits survenus hier. Franceinfo a recueilli les témoignages de deux femmes blessées hier dans les manifestations, à Lille et à Paris.

Washington annonce des sanctions sur le secteur de l'acier et plusieurs hauts responsables iraniens.

18h08 : Il est 18 heures et voici les principales informations de l'après-midi.

La RATP annonce pour demain un trafic très perturbé "avec une nette amélioration par rapport aux week-ends précédents", aucune ligne ne sera totalement fermée. La SNCF annonce 4 TGV sur 5, 2 Transilien sur 5, 2 Intercités sur 5 et 5 TER sur 10 pour demain.


Edouard Philippe va répondre "assez rapidement" aux demandes des partenaires sociaux, a assuré le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger au sortir d'un entretien avec le Premier ministre à Matignon. Il a réaffirmé qu'une "mesure aveugle et injuste" comme l'âge pivot n'avait pas sa place dans le projet de réforme des retraites.


Le parquet de Paris ouvre deux enquêtes pour "violences volontaires" par des membres des forces de l'ordre sur des manifestants après des faits survenus hier.


Washington annonce des sanctions sur le secteur de l'acier et plusieurs hauts responsables iraniens.

16h57 : "Je n'entrerai pas dans les détails sur nos renseignements mais ce que je peux dire, c'est que nous n'avons aucune raison de ne pas croire les informations que nous avons vues de différentes capitales alliées de l'Otan", a déclaré Jens Stoltenberg à Bruxelles.

17h05 : Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a estimé cet après-midi qu'il n'y avait "aucune raison de ne pas croire" les informations de plusieurs pays occidentaux selon lesquelles le crash d'un Boeing ukrainien pouvait être dû à un tir accidentel de missile antiaérien iranien.

17h05 : Washington annonce des sanctions sur le secteur de l'acier et plusieurs hauts responsables iraniens.

16h32 : "A ce stade, toute délégation qui se rendrait en Irak serait chargée de discuter de la meilleure manière de reconfirmer notre partenariat stratégique, pas de discuter un retrait des troupes", a affirmé la porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus dans un communiqué.

16h32 : Les Etats-Unis n'ont pas l'intention de discuter avec les autorités irakiennes d'un "retrait des troupes" américaines malgré la demande du Premier ministre irakien, a déclaré vendredi le département d'Etat américain.

15h09 : Selon les habitants, le pilote a eu le temps de manœuvrer pour épargner les maisons et ils ne veulent pas croire à la thèse du missile lancé par erreur. "Tout ça, c'est du mensonge, de la rumeur, on a bien vu que c'était un accident", estime un Iranien au micro de France 2.

14h48 : Des journalistes de France 2 ont pu avoir accès à la zone du crash de Boeing 737 et rencontrer des témoins de la catastrophe.


13h25 : "Une chose est sûre, cet avion n'a pas été touché par un missile", a déclaré le président de l'Organisation de l'aviation civile iranienne, Ali Abedzadeh, à la presse.

14h04 : L'Iran nie catégoriquement la thèse selon laquelle le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran aurait été touché par un missile, alors que la piste est privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada, dont de nombreux de citoyens ont péri dans le crash.

12h55 : L'Union européenne réclame une enquête "crédible et indépendante" sur le crash du Boeing 737 ukrainien.

13h59 : Ce matin, Franceinfo a reçu Thierry Coville, spécialiste de l'Iran à l'Iris, afin de répondre à vos questions sur les tensions entre Téhéran et Washington. Retrouvez les réponses à vos questions.

Des manifestants se rassemblent devant le Capitole, à Washington (Etats-Unis), le 9 janvier 2020, pour protester contre une guerre avec l\'Iran.

12h40 : 'Ukraine a reçu des "données importantes" des Etats-Unis sur le crash survenu en Iran mercredi.

12h11 : Merci de nous avoir envoyé vos (nombreuses) questions et commentaires ! Cette session d'échanges sur l'Iran et les Etats-Unis est désormais terminée. Vous pourrez retrouver les réponses de Thierry Coville dans un article que nous publierons cet après-midi.

12h10 : Le cadre d'une possible négociation existe, mais, dans chaque camp, il y a énormément de haine et de méfiance. Il y a également des éléments de politique intérieure qui font que chaque camp veut que cette rencontre puisse être considérée comme une victoire.

12h08 : Je l'ai déjà dit, les Iraniens ont dit : "On est prêts à discuter avec les Etats-Unis si les sanctions sont levées et qu'ils reviennent dans le cadre de l'accord de 2015". Les Iraniens sont aussi prêts à envisager des modifications marginales de cet accord, ce qui permettrait à Donald Trump d'annoncer à ses électeurs qu'il a renégocié cet "accord pourri".

11h50 : Bonjour M. Coville ! Merci de nous éclairer avec votre analyse pointue. Quelles seraient les concessions acceptables (ce que les deux parties sont vraiment prêtes à faire, et pas ce que tout le monde espère) pour chaque partie pour une désescalade et revenir au pire sur la situation de l'accord de 2015, au mieux sur une "normalisation" des relations ?

11h52 : Par contre, on a des groupes ultras en Iran, qui ne croient pas à la démocratie. Parmi ces groupes, on peut nommer les Pasdarans, un certain nombre de courants politiques qu'on appelle "conservateurs extrémistes". Ces groupes contrôlent en Iran les forces de sécurité et la justice. Dans les derniers mois, face aux troubles sociaux qui sont intervenus en Iran, ces groupes privilégient une réponse sécuritaire qui a conduit à la répression sanglante de novembre.

12h05 : Oui et non. On a en Iran une société civile en pleine modernisation depuis la Révolution de 1979. Le taux de fécondité des femmes est passé de 6 à 2 aujourd'hui et les filles représentent la moitié des étudiants dans les universités. Cette société civile veut la démocratie et le changement en allant voter. Tout ce qui ira dans le sens du renforcement de cette société civile peut conduire à une ouverture politique en Iran.

11h42 : À force d'avoir peur d'une guerre, ne laissons nous pas un régime dangereux se développer de plus en plus en Iran ?

11h42 : Il est vrai que si l'on revient dans l'hypothèse d'une guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, on peut penser que le Hezbollah attaquerait Israël.

11h56 : Des frappes sur Israël sont-elles à craindre, de la part du Hezbollah, qui a lui aussi promis une riposte ?

11h56 : Depuis la révolution de 1979, la République islamique d'Iran s'est effectivement positionnée comme un ennemi d'Israël. Il y a régulièrement des déclarations des ultras en Iran, menaçant de détruire Israël. D'un autre côté, les modérés en Iran ne sont pas sur cette ligne et on voit bien que les dirigeants iraniens savent qu'ils n'ont rien à gagner d'un conflit ouvert avec Israël.

11h39 : Bonjour, pensez-vous que les menaces d’attaque contre Israël faites pas l’Iran sont réalistes ?

11h53 : On peut d'abord noter que le général Soleimani était un grand artisan de la lutte contre l'EI dans la région. Ensuite, les forces de la coalition chargées de lutter contre l'EI en Irak ont arrêté leurs opérations à la suite des tensions actuelles. Néanmoins, un véritable retour de l'EI impliquerait qu'il y ait une situation de chaos après une guerre au Moyen-Orient. On n'en est pas là.

11h38 : Bonjour, l'EI va-t-il bénéficier de ce conflit pour reprendre des forces ?

11h38 : Par rapport à l'accord de 2015, la Russie et la Chine vont jouer un rôle clé pour inciter l'Iran à rester dans l'accord. La Chine est le seul pays qui continue d'acheter du pétrole à l'Iran (contrairement aux Européens) et la Russie développe ses échanges économiques et financiers avec l'Iran. Par ailleurs, on sent bien que la Chine et la Russie sont à la fois écoutées en Iran et aux Etats-Unis. Ils pourraient jouer un rôle diplomatique clé dans les prochaines semaines.

11h44 : Bonjour monsieur. Quel(s) rôle(s) peut avoir la Russie (et la Chine) dans ce conflit ?

11h44 : Depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, l'Arabie saoudite est rentrée dans un conflit "larvé" contre l'Iran : opposition à l'accord sur le nucléaire de 2015, soutien aux groupes extrémistes sunnites en Syrie. L'Arabie saoudite voit avec une grande inquiétude le développement de l'influence de l'Iran dans toute la région et pense que cette influence doit être stoppée.

11h34 : Quel est l’enjeu pour l’Arabie saoudite ?

11h43 : Il faut rester prudent par rapport à ces événements, car on ne sait pas ce qu'il s'est passé pour le moment. Ce qui est important, c'est que l'Iran montre sa volonté de coopérer pour savoir ce qu'il s'est passé. Les tensions demeurent, il est encore trop tôt pour voir en quoi cet événement permettrait de diminuer ces tensions.

11h43 : Bonjour et merci. Je me pose la question : est-ce que l’affaire du Boeing n’est pas la clé de la sortie de crise ? Si l’Iran a engendré ce dramatique événement, même pas erreur, ne peut-il pas faire que profil bas dans les négociations de paix ?

11h42 : Par contre, ces derniers mois, on a vu d'importantes manifestations en Irak, notamment de la part des chiites, pour protester contre l'influence excessive de l'Iran. Or, suite à l'assassinat de Soleimani, les chiites irakiens se sont rassemblés et ces manifestations semblent s'arrêter. Par contre, lors du vote au Parlement irakien concernant le retrait des troupes américaines, les députés sunnites et kurdes n'ont pas participé au vote. Les tensions inter-communautaires semblent s'accroître en Irak.

11h47 : Je suis surtout un spécialiste de l'Iran et pas de l'Irak. Depuis la chute de Saddam Hussein causée par l'invasion américaine en 2003, l'Iran a développé une politique visant à accroître son influence en Irak. Elle bénéficie d'une forte alliance avec les partis politiques chiites (les chiites représentant la majorité de la population en Irak). L'influence de l'Iran a même été renforcée à travers l'aide qu'elle a apporté pour la lutte contre Daech en Irak.

11h35 : Bonjour M.Coville. On parle beaucoup des dirigeants iraniens et américains mais peu du peuple irakien. Je voudrais savoir comment le peuple irakien réagit à ça ? Car même si le gouvernement irakien soutient l’Iran en demi-teinte (car pro-chiites), qu’en est-il de la majorité sunnite irakienne ? Y a-t-il un sentiment d’union nationale ? Ou au contraire ces derniers événements fracturent-ils les Irakiens entre pro-Iran (chiites) et pro-américains (si tant est que l’on puisse utiliser ce terme) ? Merci pour vos explications.

11h29 : L'émotion suscitée par l'assassinat de Soleimani a effectivement conduit à un sursaut nationaliste en Iran, qui s'est reflété par ces centaines de milliers de personnes dans les rues, pour l'enterrement du général iranien. Par ailleurs, les différents courants se sont réunifiés derrière la cause nationaliste. Effectivement, on peut penser que le pouvoir iranien est renforcé alors qu'il y avait de fortes contestations à l'intérieur même du pouvoir à la suite des manifestations à la répression qui a conduit à des centaines de morts en novembre 2019.

11h33 : Bonjour franceinfo, concernant l'Iran, dans quelles mesures l'actuelle crise avec les Etats-Unis renforce la légitimité du pouvoir de la République islamique quelques années après une importante contestation sociale fortement réprimée ? Merci.

11h32 : Je ne suis pas du tout spécialiste des questions militaires mais, d'après ce qu'on sait, il y a eu effectivement un avertissement de l'Iran à l'Irak qu'il allait frapper les bases américaines en Irak. A partir de là, on peut penser que l'Irak a pu prévenir les Etats-Unis. On peut parler d'une volonté des deux pays de faire baisser la tension.

11h31 : Bonjour, comment se fait-il que les bases américaines aient pu être frappées par des missiles ? Il me semble que les USA disposent de systèmes de défense antimissiles performants (genre les Patriots qui ont stoppé nombre de missiles irakiens sur Israël pendant la guerre du Golfe). N'y aurait-il pas eu un "accord tacite" entre les deux pays, genre "on vous prévient qu'on tire et vous laissez passer nos missiles" pour faire chuter la tension montée très haut avec l'élimination du général Soleimani ?

11h30 : Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé de sortir de cet accord, validé par une résolution des Etats-Unis, alors que l'Iran tenait ses engagements ? Plusieurs hypothèses : la volonté de revenir sur l'héritage d'Obama, la volonté d'aller dans le sens du Parti républicain américain, qui n'a pas oublié l'affaire des otages de 1979, et un lobbying d'Israël et de l'Arabie saoudite qui étaient contre cet accord de 2015.

11h24 : A travers cet accord, l'Iran donne des garanties que son programme nucléaire ne deviendra pas militaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique a été chargée de vérifier que l'Iran tenait ses engagements, ce qu'il faisait.

11h22 : On parle de l'accord sur le nucléaire, mais pouvez-vous nous rappeler ce que prévoyait cet accord et pourquoi les Etats-Unis s'en sont écartés ?

11h28 : On ne peut pas dire que tout allait bien, mais Obama et son gouvernement ont fait beaucoup d'efforts pour négocier cet accord sur le nucléaire de 2015. Les tensions actuelles sont malheureusement la suite logique de la décision de Donald Trump de sortir de l'accord en mai 2018, alors que l'Iran respectait cet accord.

11h21 : Bonjour, pourquoi tout allait bien entre l'Iran et les USA, lorsque Obama était au pouvoir ? Comment en est-on arrivé à une telle situation ?

11h27 : Le conflit deviendrait régional. Je pense que ce qui inquiète, c'est que tout le Moyen-Orient pourrait rentrer dans la guerre et il faudrait gérer les conséquences, comme on l'a vu avec l'Irak, de l'après. Même si on peut penser qu'à la fin, les Etats-Unis gagneraient, on pourrait se retrouver avec un Moyen-Orient encore plus instable.

11h26 : On est passés pas loin d'une guerre ces derniers jours. Heureusement que les deux pays ont montré une certaine mesure dans leur réponse. Ce qui fait peur, c'est que le conflit ne durerait pas deux jours, parce que l'Iran est beaucoup plus grand que l'Irak.

11h25 : Bonjour M. Coville. Pourquoi tout le monde a peur d'une guerre alors que nous savons tous que le rapport de force Etats-Unis-Iran est complètement disproportionné et que nous savons aussi que la Russie et la Chine ne se rangeront pas, militairement parlant, avec l'Iran ? Nous savons aussi que le projet des Etats-Unis est de remodeler le Moyen-Orient afin de faire main basse sur les ressources naturelles et asseoir leur influence sur la région, aidés par Israël et l'Arabie saoudite. Dans le cadre d'une guerre, en deux jours maximum, l'Iran sera défait. Donc qu'est-ce qui fait si peur ?