Burkina Faso : le président Kafando et son gouvernement de retour au pouvoir

Une semaine après avoir été destitué par un coup d’État, le président burkinabé de transition, Michel Kafando a retrouvé ce mercredi ses fonctions. Les putschistes et les loyalistes ont trouvé un accord dans la nuit de mardi à mercredi, après les négociations de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

(Michel Kafando, en novembre 2014, lors de sa prise de pouvoir à Ouagadougou © MaxPPP)

Les putschistes burkinabés ont fini par signer un accord ce mercredi matin, après les négociations menées par la Cédeao. Une semaine après le coup d'Etat mené contre le gouvernement de transition et le président Michel Kafando, au pouvoir depuis la chute de Blaise Compaoré, les membres du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont accepté son retour au palais présidentiel ce mercredi. "Je suis de retour" a déclaré le président devant des journalistes réunis au ministère des Affaires étrangères.

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"Je reprends l'exercice du pouvoir" annonce Michel Kafando

Après avoir été pris en otage quelques jours et libéré lundi par les putschistes, le président de la transition a quitté l'ambassade de France où il était réfugié et retourne au pouvoir. C'est l'une des demandes les plus importantes formulées mardi par le sommet de la la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest au Nigeria.

Il a pris la parole dans la matinée au ministère des Affaires étrangères devant des journalistes à Ouagadougou : "je reprends service [...] la transition est ainsi de retour et je reprends à la minute même l'exercice du pouvoir d'Etat", a-t-il déclaré. Michel Kafando a aussi annoncé qu'une médiation régionale devait se tenir dans la journée, soulignant l'importance de prendre en compte "la volonté du peuple burkinabé".

*"Vu la clameur nationale contre les usurpateurs, c'est l'aveu même que le gouvernement de transition [...] est resté le seul à incarner la volonté du peuple souverain" Michel Kafando *

Ce apaisement a été rendu possible après les négociations tenues dans le journée de mardi. Les militaires putschistes comme loyalistes ont été incité fortement à déposer les armes. La Cédéao a demandé le retour à la caserne pour la RSP qui a quitté ses positions dans les rues, ainsi que le recul des troupes loyalistes à 50 kilomètres de la capitale. Cela a été chose faite en début de matinée.