Brexit : le Royaume-Uni menacé de désunion

Sitôt voté le Brexit, le Royaume-Uni se retrouve face aux aspirations d'indépendance de l'Ecosse, mais aussi de l'Irlande du Nord, nations europhiles sur le point d'être détachées contre leur gré de l'Union européenne. Le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a évoqué la possibilité d'un deuxième référendum sur l'indépendance, après celui perdu en 2014.

(Pour le premier ministre écossais Nicola Sturgeon, l'option d'un second référendum d'indépendance est "sur la table" ©Maxppp)

Les repères du Brexit, réactions et conséquences :

Un peu après 8h ce vendredi, les résultats définitifs du référendum organisé dans le Royaume-Uni ont donné le "Leave" gagnant avec 51,9% des voix. Selon la commission électorale, 17,4 millions de personnes ont voté pour le Brexit et 16,1 millions pour rester dans l'UE.Première conséquence politique du Brexit voté : le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé vendredi qu'il démissionnerait d'ici octobre. Un conseil des ministres extraordinaire est prévu à 16h.Lundi, François Hollande rencontrera Angela Merkel, la chancelière allemande.

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18h00 :"Il faut clarifier la situation", dit Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement 

"Le Président de la République demande que l'application des règles pour la sortie se fasse dans les délais les plus courts" a précisé Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. "Dans un débat à l'échelle européenne, une économie européenne, il faut de la clarté pour que les acteurs économiques sachent où nous allons.

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement
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17h52 : le chanteur de Colplay regrette une "décision qui ne nous représente pas"

"Cette décision ne nous représente pas, ou en tout cas pas la majorité de notre génération et la suivante", a écrit le chanteur Chris Martin sur le compte Twitter officiel du groupe britannique Coldplay, après le vote en faveur d'un Brexit. "Espérons qu'il y ait davantage d'unité dans le futur. Nous encourageons nos fans à y travailler autant que possible". 

17h00 : "Il faut qu’on sorte du débat tout ou rien" sur l'Europe, dit Nicolas Dupont-Aignan, favorable à un référendum en France

Le Royaume-Uni s'est prononcé en faveur d'une sortie de l'Union européenne. C'est une "extraordinaire leçon de démocratie malgré les pressions " et "les manipulations ", a déclaré vendredi, sur France Info, Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France et candidat à la présidentielle de 2017. "Un peuple adulte a choisi son destin, et cela mérite le respect ", a ajouté le député de l’Essonne.

 

16h 35 : l'Ecosse pourrait organiser  un nouveau référendum d'indépendance.

La province a voté massivement pour le maintien dans l'UE, 62% contre 38%. Et pour Nicola Sturgeon, Premier ministre d'Ecosse, il s'agit d'un changement significatif de la situation par rapport au dernier référendum d'indépendance.  Elle juge une nouvelle consultation "hautement probable".

Nicola Sturgeon, Premier ministre d'Ecosse
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16h30 : Le Brexit inquiète le président de la FNSEA, Xavier Beulin

Parmi les secteurs économiques qui pourraient être les plus impactés par la sortie de la Grande Bretagne de l'UE : l'agriculture et l'agro alimentaire. Alors que la France exporte beaucoup de vin mais aussi des produits laitiers outre-Manche. Xavier Beulin, président de la FNSEA, appelle à repenser voire refonder la PAC, la Politique Agricole Commune.

Xavier Beulin, le président de la FNSEA
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15h40 : Les "relations spéciales" entre Washington et Londres perdureront dit Barack Obama 

Le président américain, Barack Obama, a dit vendredi respecter le verdict des urnes au Royaume-Uni et a assuré que les "relations spéciales" qu'entretiennent Washington et Londres perdureront.

"*La relation spéciale entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni est immuable, et l'appartenance du Royaume-Uni à l'Otan demeure une pierre angulaire vitale de la politique économique,

étrangère et de sécurité des Etats-Unis. Telle est aussi notre relation avec l'Union européenne* ", a-t-il écrit dans un communiqué.

15h18 : Nicolas Sarkozy demande "un nouveau traité" européen 

Nicolas Sarkozy, président du parti Les républicains demande un "nouveau traité" européen, qui prévoit notamment le rétablissement des contrôles aux frontières et l'arrêt du processus d'élargissement de l'Union européenne. "L'heure est à la lucidité, à l'énergie et au leadership ", a ajouté l'ancien chef de l'Etat, évoquant une "crise majeure " lors d'une déclaration au siège du parti.

Le président de Les Républicains a estimé que les compétences de l'Union européenne devaient se limiter à "un gouvernement économique de la zone euro avec un président stable " et que "toutes les autres compétences devraient être renvoyées sans délai à la souveraineté des Etats membres ", notamment sur la question des frontières.

 

15h15 : le G7 met en garde contre les possibles "effets néfastes" sur la stabilité économique 

"Nous reconnaissons que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés des taux de change peuvent avoir des effets néfastes pour la stabilité économique et financière", ont déclaré dans un communiqué les ministres des Finances et présidents des banques centrales du G7. "Les banques centrales du G7 ont pris des mesures" pour prévenir un assèchement de liquidités , ont-ils ajouté. Nous nous tenons prêts à utiliser les instruments prévus à cette fin ".  

14h55 : le FMI appelle à une "transition en douceur" entre l'UE et le Royaume-Uni 

Dans un communiqué, Christine Lagarde, a exhorté vendredi l'Union européenne et la Grande-Bretagne à assurer ensemble une "transition en douceur" vers une nouvelle relation économique après la victoire du "Brexit". 

"Nous continuerons à surveiller étroitement l'évolution de la situation et nous nous tenons prêts à soutenir nos Etats-membres en cas de nécessité", a conclu la dirigeante du FMI. 

14h40 : le Medef promet de protérger les entreprises françaises

Le Medef a annoncé dans un communiqué qu'il ferait "tout ce qui est possible" pour que les entreprises françaises ne subissent pas les effets négatifs de la victoire du "Brexit". 

"Il y aura des conséquences de toutes natures, notre responsabilité à tous c’est de faire en sorte que ce soit le point de départ d’une Europe plus proche de nos concitoyens ", a estimé ce vendredi Bernard Spitz, le président du Pôle International et Europe du Medef, sur France Info. Il affirme que certaines "entreprises ou secteurs pourront même en tirer parti ".

Bernard Spitz reste prudent, selon lui, "l’incertitude est un facteur toujours pénalisant en matière économique" mais "il faut rassurer les gens. 

 

 

14h30 : Pour François Fillon, le Brexit est un "coup de tonnerre pour l'Union européenne"

Le candidat Les Républicains à la primaire pour 2017 affirme dans un communiqué que le Brexit "est un coup de tonnerre pour l'UE". Selon lui, "c'est le fonctionnement bureaucratique de l'UE qui est condamné et son impuissance à répondre aux grands défis de notre temps", écrit l'ancien Premier ministre. 

François Fillon souligne qu' "une certaine conception de la construction européenne a fait son temps. Il y a maintenant urgence à changer l'organisation de l'Union européenne. Le rôle des Nations doit être affirmé car l'Europe n'est pas un Etat fédéral". 

14h15 : les producteurs de Muscadet ont peur de trinquer

Inquiétude pour les vignerons qui produisent du Muscadet en Loire-Atlantique. "Un tiers de mes exportations se font en Angleterre"  dit un viticulteur et depuis ce vendredi matin "tout est bloqué, les bouteilles ne partent plus" . Il faut dire que le prix d'une bouetille a explosé en une nuit, passant de 9à 12 livres.

14h :  Donald Trump voit "des alliés"

Le candidat républicain à la Maison Blanche est en Ecosse pour la réouverture d'un de ses parcours de golf. 

13h55 : La tristesse d'Arsène Wenger

Arsène Wenger, entraîneur du club de football d'Arsenal depuis 1996, avait défendu le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. 

 

La tristesse d'Arsène Wenger
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13h50 : Le chanteur Murray Head - "Tout de suite ça nous fait penser que Trump est une possibilité en Amérique"

Le chanteur britannique Murray Head en concert ce vendredi soir à Paris s'est dit étonné sur France Info du résultat du référendum, en faveur du Brexit. "Je ne pensais pas qu'on en arriverait à ce point" , a-t-il dit, alors qu'il n'imaginait qu'un "avertissement""La chose qui me perturbe le plus c'est qu'il y a un vent de faux raisonnement (...) tout de suite ça nous fait penser que Trump est une possibilité en Amérique" , a-t-il regretté.

"Je ne pensais pas qu'on en arriverait à ce point" : Murray Head
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13h20 : "Un coup porté à l'Europe" déclare Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel a pris acte ce vendredi du "coup porté à l'Europe" par le Brexit. Elle annonce avoir invité lundi procahin à Berlin le président français François Hollande, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le président du Conseil européen Donald Tusk. 

"Nous devons tirer les leçons de ce référendum et être extrêmement conscients des conséquences", a indiqué la chancelière allemande lors d'une déclaration devant la presse. "Nous devons veiller à ce que les citoyens européens comprennent que l'Union européenne veut améliorer leurs vies", a précisé Angela Merkel.

13h : la carte du "Leave" vainqueur et du "Remain" perdant

La cartographie du vote dessine un pays désuni, avec Londres, l'Ecosse et l'Irlande du Nord qui ont voté en faveur du maintien dans l'Union européenne, et le nord de l'Angleterre ou le Pays de Galles qui ont voté pour le Brexit.

 

(La carte du Brexit © Visactu)

 

12h55 : la maire LR de Calais souhaite le retour du duty free

Pour le Calaisis et la région, selon Natacha Bouchart, le retour des produits détaxés, serait important sur le plan économique. 

12h 49 : "rien ne sera plus comme avant" pour Alain Juppé

Le maire (Les Républicains) de Bordeaux, candidat à l'investiture présidentielle à droite, "regrette que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne qui en sera affaiblie" . Pour Alain Juppé "rien ne sera plus comme avant. Il nous faut écrire un nouveau chapître de l'histoire de l'Europe. " La Grande-Bretagne n'est pas la seule concernée, "dans tous les pays d'Europe, on constate la même incompréhension, le même désamour vis-à-vis de l'Union européenne ." Les raisons sont "faciles " à analyser selon lui, "la bureaucratie ", le "sentiment d'impuissance à encourager une vraie reprise économique ".

"S'il n'y a pas une solide entente entre la France et l'Allemagne pour porter une vision de l'Europe, rien ne bougera " — a conclu Alain Juppé.  

12h47 : Pour Valls, le Brexit "est un électrochoc et une déflagration à l'échelle du monde"

Le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé vendredi que le choix des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne était "un électrochoc et une déflagration à l'échelle du continent et du monde", mais qu'il fallait "respecter" tout en "en tirant toutes les conséquences.

12h45 : Eurostar rassure les voyageurs

Eurostar, qui assure la liaison ferroviaire entre la France et le Royaume-Uni, a tenu à rassurer les voyageurs transmanche vendredi, après le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne : "Nous voulons rassurer nos voyageurs, notre service est normal aujourd'hui, sans changement en terme de sécurité ou de procédures d'immigration."

 

 

12h30 : Pour Boris Johnson, la sortie de l'UE se fera sans "précipitation"

La sortie de l'Union européenne votée par les Britannique se fera "sans précipitation", a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson. Lors d'une première déclaration devant la presse, l'ancien maire de Londres a ajouté que l'Europe fédérale était "une idée noble qui n'est plus justifiée".

 

 

12h15 : François Hollande plaide en faveur d'"un sursaut est nécessaire"

François Hollande réagit ce vendredi midi au vote du Royaume-Uni en faveur du Brexit : "La France continuera à travailler avec ce pays ami", affirme François Hollande après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne.

 

"Un sursaut est nécessaire" a jugé le chef de l'Etat, ajoutant que "l'Europe ne peut plus faire comme avant" .

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11h45 : "L'Union européenne et l'euro ne sont pas irréversibles"(FN)

La présidente du Front national, Marine Le Pen a salué la lecçon de démocratie donnée par le Royaume-Uni avec le Brexit et prévenu que "l'Union européenne et l'euro ne sont pas irréversibles". 

 

"L'Union européenne et l'euro ne sont pas irréversibles" : Marine Le Pen, présidente du Front national
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11h20 : la réaction "triste" de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo

"J'ai appris avec gravité le résultat du référendum britannique. C’est un jour triste pour l'Europe et pour toutes les villes européennes" a réagi Anne Hidalgo sur Twitter avant de s'adresser au maire de Londres, qui plaidait le "Remain".

11h15 : "Moment historique, mais ce n'est pas le moment des réactions histériques"

Donald Tusk, le président du Conseil européen a l'intention d'organiser une rencontre des 27 sans le Royaume-Uni, en marge du sommet européen de mardi et mercredi. Il a estimé que l'heure, bien qu'"historique" , ne devait pas entrainer de "réactions histériques" . "Nous nous sommes préparés à ce scénario négatif" a assuré Donald Tusk.

 

"Nous sommes déterminés à maintenir notre unité à 27" : Donald Tusk, président du Conseil européen
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10h56 : "Un grand coup de pied aux fesses" selon Jean-Marie Cavada

"Ce départ du Royaume-Uni est un grand coup de pied aux fesses" , a réagi sur France Info Jean-Marie Cavada, président du Mouvement européen. L'eurodéputé n'est pas surpris par ce choix. "On voyait bien que depuis plusieurs années, un mouvement assez profond s'organisait un peu partout en Europe" ."On voyait bien qu'il y avait une fracture énorme entre une partie de la population et ce que l'on pourrait appeler les institutions européennes" , a-t-il ajouté.

10h55 : changement de slogan au FN

 

La nouvelle déco est remarquée par Julien Langlet, du service politique de France Info.

10h40 : "Bye bye England" écrit Gérard Larcher

Dans un communiqué, le président du Sénat, dit "Bye bye England" et appelle à "relancer le projet européen".

10h36 : à Paris, conseil des ministres exceptionnel

Le président de la République, François Hollande, a décidé de convoquer un conseil des ministres extraordinaire, ce vendredi à 16 heures, selon les informations recueillies par France Info auprès de l'Elysée. Ce conseil des ministres sera évidemment consacré à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

10h05 : la banque d'Angleterre veut rassurer les marchés

La Banque d'Angleterre est prête à débloquer 250 milliards de livres, soit 326 milliards d'euros, selon son gouverneur Mark Carney.

9h45 : "Aujourd’hui le Brexit, demain le Fraxit " pour Jean-Marie Le Pen

Le co-fondateur du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen a salué vendredi dans un communiqué la victoire du "out" au référendum britannique :"Je félicite le peuple britannique pour son courage et son esprit de résistance face aux incroyables pressions médiatiques et politiques qu’il aura su finalement déjouer : aujourd’hui le Brexit, demain le Fraxit !".

"Une certaine Europe est en déroute : celle des élites mondialisées dont la bureaucratie bruxelloise était le bras armée contre l’âme des nations et des peuples. Le replâtrage n’est désormais plus possible", poursuit Jean-Marie Le Pen. "Un nouveau rêve européen se lève : celui de l’Europe boréale, si nécessaire aux équilibres et à la paix du monde". "Sur ce sujet capital, le peuple français doit être consulté sans attendre par la seule voie acceptable, celle du référendum", a demandé le co-fondateur du Front national.

9h23 : "Utile rappel" pour Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture

 

9h22 : François Hollande a eu Donald Tusk et Angela Merkel au téléphone

Le chef de l'Etat français a eu un entretien téléphonique avec Donald Tusk, le président du Conseil européen, et Angela Merkel, la chancelière allemande après l'annonce des résultats sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne, a appris France Info. François Hollande s'exprimera en fin de matinée ce vendredi, à l'issue d'une réunion à l'Elysée.

9h20 : "Je pense que le pays a besoin d'un nouveau leadership"  David Cameron 

"Dans l'intérêt national, je pense qu'il faut aller vers un nouveau gouvernement, peut être pas aujourd'hui, mais il faudra un nouveau Premier ministre à partir du mois d'octobre" a déclaré le Premier ministre David Cameron, lors d'une intervention ce vendredi matin.

​"Il faut un nouveau Premier ministre en octobre" : le Premier ministre David Cameron
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9h15 : pour Jean-Luc Mélenchon, "c'est la fin du monde qui commence"

"C'est la fin d'un monde qui commence avec ce Brexit" , a réagi vendredi matin sur France Info, Jean-Luc Mélenchon, député européen. "Cela donne une leçon à toute l'Europe : ou bien on la change ou bien on la quitte. C'est le moment d'avoir un plan B", a ajouté le cofondateur du Parti de gauche.

 

"C'est la fin du monde qui commence avec le Brexit" : Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche.
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Le député européen a insisté sur le fait "que d'ores et déjà, ils sont en train de préparer un nouveau traité, et depuis plusieurs mois. Les cinq présidents de l'Union européenne ont démarré un processus d'écriture d'un nouveau traité", a affirmé Jean-Luc Mélenchon. "Une fois de plus, ils le font en cachette, une fois de plus les dirigeants n'en parlent pas. Je crains un effet domino" a-t-il ajouté

9h06 : la Bourse de Paris s'effondre de près de 7% à l'ouverture

8h45 : les conséquences du Brexit

Londres va à présent s'engager dans un long tunnel de négociations avec l'Union européenne sur les conditions de sortie. Le processus inédit pourrait durer jusqu'à deux ans. Dans l'attente de l'issue, le Royaume-uni restera lié par les accords existants.

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8h21 : l'aéroport d'Heathrow dans l'obligation de rassurer

L'aéroport britannique d'Heathrow a tenu à préciser vendredi matin via son compte Twitter que le vote du Royaume-Uni en faveur d'une sortie de l'Union européenne n'avait aucune conséquence immédiate pour les voyageurs : "L'aéroport fonctionne normalement et il n'y a aucun changement en matière de sécurité ou des procédures d'immigration après le référendum sur l'Union européenne."

 

8h20 : l'appel à une réunion du Premier ministre belge

Le Premier ministre belge Charles Michel a appelé vendredi matin via son compte Twitter à une réunion européenne en juillet, après le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne. "J'appelle à une réunion en juillet pour réaffirmer notre engagement. Nous avons à définir nos priorités et préparer un nouveau futur pour l'Europe", a écrit Charles Michel.

 

Le siège de la Commission européenne se trouve à Bruxelles.

8h18 : la banque d'Angleterre prête à intervenir 

Alors que les bourses européennes dévissent ce vendredi matin après le choix en faveur du "Leave", la Banque d'Angleterre a fait savoir dans un communiqué qu'elle prendra "toutes les mesures nécessaires et ses responsabilités pour assurer la stabilité financière et la stabilité monétaire." 

"La banque d'Angleterre travaille étroitement avec le Trésor de Sa Majesté, le ministère des Finances et de l'Economie, et avec les banques centrales, notamment la banque centrale européenne, et suit de près les derniers développements liés au vote des Britanniques en faveur du Brexit", a ajouté le communiqué.

8h17 : Hubert Védrine : "le plus grand choc traumatisant depuis la construction européenne"

L'ancien ministre des Affaires étrangères a estimé qur France Info que les peuples renaclent, il est impensable de faire des politiques 'à l'ancienne', il faut remobiliser les énergies, l'Europe n'est pas un moins mais un plus". 

8h10 : le Brexit l'emporte avec 51,9% des voix

Les résultats sont définitifs. 

7h48 : Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, appelle l'Europe à "réagir"

 

7h47 : Bruno Le Maire (LR) demande "une consultation sur la nouvelle orientation européenne"

"C'est une chance historique pour la France de reprendre le leadership de la construction européenne" a déclaré le député Les Républicains de l'Eure, invité de France Info. Le candidat à la primaire de la droite et du centre demande une consultation : "Je propose que nous consultions à nouveau le peuple français sur cette nouvelle orientation européenne".

 

7h46 : réunion à l'Elysée à 9h

A l'issue de cette réunion, François Hollande s'exprimera vendredi matin sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le président français avait lancé jusqu'au jour du référendum jeudi de multiples avertissements, estimant que "l'avenir de l'Union européenne" se jouait avec ce scrutin.

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7h45 : réactions à Berlin 

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a estimé ce vendredi que le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne était un "triste jour" pour l'Europe. La réaction de la chancelière Angela Merkel est attendue en fin de matinée. 

7h30 : les surprises du scrutin

Le pays de Galles, et c'est une surprise, a voté en faveur du "Leave" explique Franck Mathevon, correspondant de France Info à Londres. Il ajoute que l'ampleur du choix en faveur du Brexit est plus forte que prévue. Les europhiles semblaient pourtant confiants hier soir..

Le Royaume-Uni est divisé entre les régions entre l'élite et la classe populaire constate le journaliste. On peut s'attendre à une démission du Premier ministre David Cameron ajoute Franck Mathevon.

 

Analyse du choix en faveur du "Leave" au Royaume-Uni : Franck Mathevon, correspondant de France Info à Londres
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7h15 Marine Le Pen demande un référendum en France

Via son compte Twitter, la présidente du Front national (FN) réclame une consultation en france et dans les autres pays de l'Union européenne

 

7h10 : Eva Joly: "C'est une douche froide, je suis triste"

"C'est surtout un saut dans l'inconnu pour le Royaume-Uni" a déclaré l'eurodéputée écologiste Eva Joly sur France Info. "Il est important conduire un changement, de cesser la politique de l'austérité pour plus de solidarité, de politique sociale, c'est le rôle de Hollande et Merkel" a-t-elle ajouté. 

 

7h10 : l'auteur de Harry Potter a "besoin de magie". 

L'auteure de la saga Harry Potter J.K. Rowling, partisane d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, affirme ce vendredi matin sur twitter ne jamais avoir eu autant besoin de magie, en réponse à un internaute qui lui demande de "faire quelque chose" : "Je ne pense pas avoir jamais eu autant besoin de magie".

 

J.K. Rowling avait mené campagne pour le "in".

7h05 : deux référendums réclamés dans la foulée du Brexit

Le Sinn Fein, ancienne vitrine politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), a appelé ce vendredi matin à un référendum sur une Irlande unifiée . "A notre tour" dit Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté néerlandais. Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté, formation néerlandaise de droite radicale, demande, via son compte twitter, un référendum aux Pays-Bas sur un maintien ou non dans l'Union européenne, après le vote britannique en faveur du brexit : "Hourrah pour les Britanniques! Maintenant, à notre tour. Il est temps pour un référendum néerlandais !"

7h00 : Nicolas Dupont-Aignan salue la "victoire"

 

Le président de Debout la France estime via un autre tweet que "cette victoire sera un accélérateur de l'Histoire, comme la chance historique de refonder enfin l'Europe".

6h55 : Pour Florian Philippot, "l'union européenne est morte" 

"Ce résultat va être entendu en France" a déclaré le vice-président du Front national (FN). C'est la nécessité, selon Florian Philippot, "d'un débat et d'un référendum" . "L'Union européenne est morte" a-t-il ajouté. "Il faut entendre les peuples. L'Union européenne doit être remplacée par une coopération entre les nations".

Pour Florian Philippot, "l'union européenne est morte"
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6h42 : "Nous avons récupéré notre pays. Merci à tous" (Farage)

Le leader du parti eurosceptique Ukip, Nigel Farage, salue ce vendredi matin sur son compte twitter le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

Nigel Farage était l'un des plus fervents partisans du Brexit.

 

Le Royaume-Uni s'est prononcé jeudi à 52% en faveur d'une sortie de l'Union européenne, selon les estimations de plusieurs medias britanniques.

6h40 : satisfaction de Marion Maréchal-Le Pen (FN)

 

6h35 : "Il est évident que les Ecossais voient leur avenir au sein de l'Union européenne" 

Nicola Sturgeon Premier ministre d'Ecosse réagit ce vendredi matin au résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, soulignant que "les Ecossais voient leur avenir au sein de l'Union européenne" : "Alors que nous attendons les résultats complets, il est évident, ici, que les Ecossais voient leur avenir au sein de l'Union européenne."

 

"L'Ecosse a largement contribué au vote pour le maintien à travers le Royaume-Uni. Cela traduit la campagne positive menée par le SNP [Parti national écossais NDLR], qui a mis en lumière les gains et bénéfices de notre appartenance à l'Union européenne, et les Ecossais ont répondu de manière positive à ce message."

 

6h20 : "Il y a une crise majeure pour l'Europe, pour la France, pour l'Allemagne"

"Une tragédie", le terme est de Denis Mac Shane, ancien ministre travailliste des Affaires européennes sous Tony Blair. 

Une crise majeure pour l'Europe selon Denis Mac Shane
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6h15 : "Nous nous sommes battus contre la loi des marchés" (Ukip)

Peu avant les annonces des tendances, Nigel Farage, le leader du parti europhobe Ukip, avait déclaré la victoire du "leave"

​"Si les prévisions s'avèrent juste, ce sera une victoire pour les vrais gens, pour le peuple ordinaire" : Nigel Farage, Ukip
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6h00 : la bourse de Tokyo dévisse

Dans la foulée des résultats la bourse de Tokyo a plongé de 5%.

5h45 : la BBC annonce que le "Remain" ne peut plus rattraper son retard dans le dépouillement

Le Brexit se précise, annonce Jérôme Jadot, envoyé spécial de France Info à Glasgow, en Ecosse. 

5h28 : la livre sterling tombe au plus bas depuis 1985

A la fermeture des bureaux de vote jeudi soir, elle s'était envolée à 1,50 dollar. Ce vendredi matin, elle est tombée à 1,34 dollar. 

5h15 : 170 circonscriptions ont été dépouillées sur 382 à 4h30 vendredi, selon le correspondant de France Info à Londres, Franck Mathevon, et le résultat du référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union Européenne s'annonce toujours extrêmement indécis. Le camp du "leave" est de nouveau en tête, à 51,3%, contre 48,7% pour le camp du "remain". "Ce qui est certain, c'est que le leave est bien plus haut que prévu dans de nombreuses régions, notamment en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord , analyse Franck Mathevon. Le Remain peut compter comme on s'y attendait sur Londres, et sur l'Ecosse, mais pas sûr que ça suffira à compenser les gains du "leave" dans le reste du pays."

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