Cet article date de plus d'un an.

Présidentielle au Brésil : Jair Bolsonaro toujours silencieux après sa défaite face à Lula

Ce lourd silence rappelle à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro a maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s'il perdait.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le président sortant brésilien Jair Bolsonaro le 30 octobre 2022 après avoir voté lors de l'élection présidentielle à Rio de Janeiro (Brésil). (THIAGO RIBEIRO / AGIF / AFP)

Un silence inhabituel. Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro reste muré mardi 1er novembre dans son silence, plus de 24 heures après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva dit Lula. Le président élu a par ailleurs reçu de nombreux appels de dirigeants étrangers le félicitant pour son élection.

Après avoir perdu dimanche d'extrême justesse face à Lula, le chef de l'Etat en exercice - jusqu'à la passation de pouvoir le 1er janvier - s'était isolé dans sa résidence officielle d'Alvorada à Brasilia. Il s'est rendu lundi matin au Palais du Planalto, le siège de la présidence, puis est revenu dans l'après-midi dans sa résidence, sans faire la moindre déclaration, a constaté un photographe de l'AFP. Ce lourd silence, dont Lula avait dit être "inquiet" dès dimanche soir, rappelle à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro avait maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s'il perdait.

Ce climat d'incertitude se reflétait dans la volatilité de la Bourse de Sao Paulo, la première place financière d'Amérique latine, qui, après avoir ouvert dans le rouge, a clôturé sur une hausse de 1,36%, après de nombreuses variations en cours de séance. Le real brésilien a gagné plus de 2% par rapport au dollar. Dans le même temps, des partisans du président d'extrême droite bloquaient lundi des axes routiers partout à travers le pays. A Brasilia, la sécurité a été renforcée "de façon préventive" près de la Place des Trois Pouvoirs, qui rassemble le Palais présidentiel, la Cour suprême et le Parlement, en prévision de la possible arrivée de manifestants pro-Bolsonaro.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.