LA PHOTO. Dilma Rousseff menacée de destitution ... et le Brésil de paralysie

Un an après sa difficile réélection à la tête de la première économie d'Amérique latine, Mme Rousseff, 67 ans, fait face à une procédure de destitution lancée par son ennemi juré, le président de la Chambre des députés, à la demande de l'opposition de droite. Motif: la présidente aurait sciemment maquillé les comptes de l'Etat en 2014 et 2015 pour minimiser l'ampleur de la crise économique.

 Accueillie par de nombreux suppporters, Dilma Rousseff a transformé cette réunion sur la santé en tribune politique pour qualifier de «coup d\'Etat» la procédure de destitution lancée contre elle, le 2 décembre 2015, par le président ultra-conservateur de la Chambre des députés, Eduardo Cunha. Ce jour-là, la présidente n\'avait pas tardé à faire connaître son «indignation» et précisé que «les arguments qui motivent cette demande sont inconsistants et sans aucun fondement. Je n\'ai commis aucun acte illicite et aucune suspicion de détournements publics ne pèse contre moi» a-t-elle déclaré.Depuis son élection en février 2015 à la tête de l\'Assemblée, Eduardo Cunha, député évangélique ultra-conservateur, a adopté une attitude résolument hostile à Dilma Rousseff. Une hostilité encore renforcée depuis sa propre mise en accusation au mois d\'août pour «corruption» et «blanchiment» dans le scandale du géant public pétrolier Petrobras.A seulement huit mois du coup d\'envoi des JO-2016 de Rio de Janeiro, sous les effets conjugués de la triple crise politique, économique et morale, le Brésil risque bien de sombrer désormais dans la paralysie. La procédure demandée par l\'opposition va prendre du temps et son issue est certaine. De quoi déboussoler un peu plus les 202 millions de Brésiliens au moment où ils ont le plus besoin d\'un solide leadership.
Accueillie par de nombreux suppporters, Dilma Rousseff a transformé cette réunion sur la santé en tribune politique pour qualifier de «coup d'Etat» la procédure de destitution lancée contre elle, le 2 décembre 2015, par le président ultra-conservateur de la Chambre des députés, Eduardo Cunha. Ce jour-là, la présidente n'avait pas tardé à faire connaître son «indignation» et précisé que «les arguments qui motivent cette demande sont inconsistants et sans aucun fondement. Je n'ai commis aucun acte illicite et aucune suspicion de détournements publics ne pèse contre moi» a-t-elle déclaré.Depuis son élection en février 2015 à la tête de l'Assemblée, Eduardo Cunha, député évangélique ultra-conservateur, a adopté une attitude résolument hostile à Dilma Rousseff. Une hostilité encore renforcée depuis sa propre mise en accusation au mois d'août pour «corruption» et «blanchiment» dans le scandale du géant public pétrolier Petrobras.A seulement huit mois du coup d'envoi des JO-2016 de Rio de Janeiro, sous les effets conjugués de la triple crise politique, économique et morale, le Brésil risque bien de sombrer désormais dans la paralysie. La procédure demandée par l'opposition va prendre du temps et son issue est certaine. De quoi déboussoler un peu plus les 202 millions de Brésiliens au moment où ils ont le plus besoin d'un solide leadership. (Evaristo SA / AFP)
A Brasilia, lors de la XVe Conférence sur la santé publique, le 4 décembre 2015.
Accueillie par de nombreux suppporters, Dilma Rousseff a transformé cette réunion sur la santé en tribune politique pour qualifier de «coup d'Etat» la procédure de destitution lancée contre elle, le 2 décembre 2015, par le président ultra-conservateur de la Chambre des députés, Eduardo Cunha. Ce jour-là, la présidente n'avait pas tardé à faire connaître son «indignation» et précisé que «les arguments qui motivent cette demande sont inconsistants et sans aucun fondement. Je n'ai commis aucun acte illicite et aucune suspicion de détournements publics ne pèse contre moi» a-t-elle déclaré.

Depuis son élection en février 2015 à la tête de l'Assemblée, Eduardo Cunha, député évangélique ultra-conservateur, a adopté une attitude résolument hostile à Dilma Rousseff. Une hostilité encore renforcée depuis sa propre mise en accusation au mois d'août pour «corruption» et «blanchiment» dans le scandale du géant public pétrolier Petrobras.

A seulement huit mois du coup d'envoi des JO-2016 de Rio de Janeiro, sous les effets conjugués de la triple crise politique, économique et morale, le Brésil risque bien de sombrer désormais dans la paralysie. La procédure demandée par l'opposition va prendre du temps et son issue est certaine. De quoi déboussoler un peu plus les 202 millions de Brésiliens au moment où ils ont le plus besoin d'un solide leadership.