Inquiétudes autour de la disparition d'un chef indien qui était attendu par le Medef en Côte d'Or

Almir Narayamoga Surui, 45 ans, devait intervenir lors des vœux du Medef de Côte-d’Or mardi.

Le chef indien Almir Narayamoga Surui de passage à Paris le 28 août 2019.
Le chef indien Almir Narayamoga Surui de passage à Paris le 28 août 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)

"Nous sommes au regret de vous annoncer l’annulation de l’intervention d’Almir Narayamoga Surui". Dans un communiqué publié mardi 21 janvier, le Medef a réagi à la disparition du chef indien Almir Narayamoga Surui, comme le rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté. Ce chef de 45 ans, qui mène un combat contre la déforestation illégale au Brésil"devait atterrir hier lundi 20 janvier à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle" mais "n’a pas donné de nouvelles à son entourage et à ses collaborateurs depuis samedi 18 janvier", écrit le Medef 21.

"Notre inquiétude est renforcée du fait de la menace qui pesait sur lui, sa tête ayant été mise à prix en raison de son combat contre la déforestation illégale", poursuit le Medef21. Le chef avait décidé de ne plus être protégé "en signe de protestation, estimant que ce devait être au gouvernement brésilien de prendre ses responsabilités", ajoute le communiqué.

En mai dernier, de passage à Paris, il avait alerté des députés sur les dangers de la déforestation "encore plus intenses" depuis l'arrivée au pouvoir au Brésil de Jair Bolsonaro, lors d'une rencontre à l'Assemblée nationale. "Pour des raisons de culture du soja et d'élevage bovin, (Bolsonaro) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt. C'est un grand pas en arrière pour le Brésil", aavait affirmé à l'AFP le chef indien, qui était invité au Palais Bourbon par l'ex-secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi.