EN IMAGES. Brésil : l'équipe martyr de Chapeco reçoit un ultime hommage dans son stade

L'équipe de football a été décimée lundi dans le crash de l'avion qui la transportait en Colombie.

Arrivée des cercueils des joueurs de l\'équipe de Chapeco au stade de la ville brésilienne, le 3 décembre 2016. 
Arrivée des cercueils des joueurs de l'équipe de Chapeco au stade de la ville brésilienne, le 3 décembre 2016.  (REUTERS)

Ils ont bravé la pluie pour saluer la mémoire de leurs champions. Entre larmes, recueillement et chants de supporteurs, la ville brésilienne de Chapeco a rendu, samedi 3 décembre, dans son petit stade archi-comble, un ultime et déchirant hommage à son équipe de football, décimée lundi dans le crash de l'avion qui la transportait en Colombie.

La modeste et longtemps obscure équipe de Chapecoense avait gravi ces dernières années tous les échelons du football brésilien pour se hisser en première division. Elle se rendait en Colombie pour disputer la finale de la Coupe Sudamericana, la deuxième plus importante compétition continentale d'Amérique latine, quand son avion charter s'est écrasé dans la collines de la région de Medellin. Bilan : 71 morts.

Cortège funèbre, entre l'aéroport et le stade

Des fusées d'artifices tirées depuis le stade ont illuminé le ciel de Chapeco au moment où se sont posés à l'aéroport les deux appareils de la Force aérienne brésilienne rapatriant les dépouilles.

Les cercueils des joueurs de l\'équipe de Chapeco arrivent à l\'aéroport de la ville, au Brésil, le 3 décembre 2016. 
Les cercueils des joueurs de l'équipe de Chapeco arrivent à l'aéroport de la ville, au Brésil, le 3 décembre 2016.  (LEONARDO BENASSATTO / ANADOLU AGENCY)

Des milliers d'habitants de cette petite ville du sud du Brésil se sont massés dans la matinée pour suivre le trajet du cortège funèbre, entre l'aéroport et le stade.

Des camions transportent les cercueils des joueurs de l\'équipe de football de Chapeco, au Brésil, le 3 décembre 2016. 
Des camions transportent les cercueils des joueurs de l'équipe de football de Chapeco, au Brésil, le 3 décembre 2016.  (REUTERS)

"La sensation est horrible, regarder et savoir que mon fils va entrer ici dans un cercueil", a confié Ilaide Padilha, la mère de Danilo, le gardien de but de l'équipe, âgé de 31 ans, ovationnée juste avant par le public à son arrivée sur la pelouse.

Supporteurs massés sous des parapluies.

Un par un, 50 cercueils blancs protégés de la pluie par des bâches de plastique transparent et portant l'inscription du nom des défunts, ont été débarqués sur le tarmac où des militaires formaient une haie d'honneur. Les cercueils ont ensuite été chargés à bord de quatre camions aux bâches découvertes qui les ont très lentement transportés jusqu'au stade où ils ont été exposés au bord de la pelouse sous un chapiteau.

Arrivée des cercueils des joueurs de l\'équipe de Chapeco au stade de la ville brésilienne, le 3 décembre 2016. 
Arrivée des cercueils des joueurs de l'équipe de Chapeco au stade de la ville brésilienne, le 3 décembre 2016.  (REUTERS)

Les proches parents des victimes se serraient dans les bras en sanglots, sous les regards émus de 19 000 amis, proches, et supporteurs massés dans les gradins sous des parapluies.

Beaucoup dans le public portaient les maillots vert et blanc du Champenoise. D'autres des tee-shirts floqués des photos des joueurs qui les avaient tant fait vibrer tout au long d'une saison de rêve, avant d'être fauchés aux portes de la gloire.

Hommage aux joueurs de l\'équipe de football de Chapeco, décimée dans un crash, au stade la ville brésilienne, le 3 décembre 2016. 
Hommage aux joueurs de l'équipe de football de Chapeco, décimée dans un crash, au stade la ville brésilienne, le 3 décembre 2016.  (NELSON ALMEIDA / AFP)

Le président brésilien Michel Temer et celui de la Fédération internationale de football (Fifa) Gianni Infantino ont pris place dans les tribunes, où ont retenti les hymnes du Brésil et du club.

Un message du pape François

Après de brefs discours officiels, le speaker a lu au micro les noms des joueurs et membres de l'encadrement techniques décédés, qui ont été salués à tour de rôle par les ovations du public.

Les officiels, dont le président brésilien Michel Temer, étaient présents dans les tribunes pour l\'hommage à l\'équipe de footbal de Chapeco, le 3 décembre 2006. 
Les officiels, dont le président brésilien Michel Temer, étaient présents dans les tribunes pour l'hommage à l'équipe de footbal de Chapeco, le 3 décembre 2006.  (PAULO LISBOA / BRAZIL PHOTO PRESS)

La cérémonie s'est poursuivie dans un profond recueillement, entre musiques funèbres, salve d'honneur, minute de silence, et un hommage religieux oecuménique pendant laquelle un message de solidarité et condoléances du pape François a été lu.