Brésil : après la rupture d'un barrage qui avait fait plus de 300 victimes, le PDG de Vale quitte "temporairement" ses fonctions

Cette catastrophe a fait 186 morts et 122 disparus fin janvier. Vale, premier producteur mondial de minerai de fer, est propriétaire du barrage minier de Brumadinho.

Des pompiers recherchent les corps des victimes après la rupture du barrage de Brumadinho, le 25 février 2019 à Belo Horizonte (Brésil).
Des pompiers recherchent les corps des victimes après la rupture du barrage de Brumadinho, le 25 février 2019 à Belo Horizonte (Brésil). (GIAZI CAVALCANTE / AFP)

Il quitte son poste de PDG "temporairement". Le président de la société minière brésilienne Vale, Fabio Schvartsman, a renoncé, samedi 2 mars, à ses fonctions après la rupture du barrage de Brumadinho, qui avait fait 186 morts et 122 disparus fin janvier. La décision intervient alors que le parquet et la police fédérale du Brésil ont recommandé vendredi son limogeage, ainsi que celui de trois autres dirigeants de la compagnie.

"Les demandes de démission temporaire de ces responsables ont été immédiatement acceptées", a indiqué le groupe Vale. Premier producteur mondial de minerai de fer, cette société est propriétaire du barrage minier de Brumadinho. Dans une lettre adressée au conseil d'administration de l'entreprise, dont certains médias brésiliens ont eu connaissance, le président de Vale a demandé à quitter temporairement ses fonctions "dans l'intérêt de la continuité des activités de l'entreprise et en signe de solidarité avec les victimes et leurs familles".

La majorité des victimes travaillaient dans la mine Corrego do Feijao appartenant au groupe Vale. Beaucoup étaient en train de déjeuner dans la cantine d'entreprise au moment de la catastrophe. Cette dernière s'est produite seulement trois ans après une tragédie similaire dans les environs, à la mine de Samarco.