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BNP Paribas à l’heure des sanctions américaines, lundi (presse)

Les sanctions contre la banque française devraient être détaillées par les autorités américaines lundi soir. Culpabilité reconnue, départ de cadres et suspension provisoire d’activités en dollars accompagneraient une amende proche de neuf milliards de dollars.
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Radio France
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 (Les sanctions américaines pour BNP Paribas peut être annoncées lundi © Reuters/Charles Platiau)

L’heure de vérité approche pour le groupe financier français, accusé par les Etats-Unis d’avoir contourné des embargos imposés par Washington, notamment au Soudan et en Iran.

Après les révélations du Wall Street Journal sur un accord à près de 9 milliards de dollars, un autre quotidien américain donne la date de la fin des négociations. Le New York Times croit savoir que l’épilogue sera annoncé et détaillé le lundi 30 juin, à 22h00, heure française, après la clôture de la Bourse de New-York.

La culpabilité pour éviter le procès 

Les détails de l’accord sont à nouveau évoqués dans la presse américaine et se recoupent.  La reconnaissance de culpabilité sur le contournement  de l'embargo serait admise par le groupe français, qui aurait aussi accepté un certain nombre de mesures pour échapper aux poursuites judiciaires. Il est question de suspension de transactions en dollars, pour des activités liées au commerce international de pétrole et de gaz. La banque pourrait obtenir un délai afin d’organiser ses bureaux potentiellement concernés, à Paris, Genève et Singapour. Dans les termes de l’accord, il serait question de rupture de liens avec des employés. BNP Paribas aurait accepté de se séparer d’une douzaine de salariés.

Un silence prudent côté français

BNP Paribas n’a confirmé aucune de ces annonces distillées dans la  presse américaine ces derniers jours. Le gouvernement n’a fait aucun commentaire depuis la prudente réaction du ministre des Finances sur France Info le 23 juin. Michel Sapin avait brièvement souhaité la conclusion rapide d’un accord, tout en envoyant un message à Washington : 

"Je le souhaite, BNP a besoin de connaître les décisions qui sont prises par la justice et les autorités américaines. Nous avons joué notre rôle et dit attention, punir le passé peut-être mais punir l'avenir non".

  

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