Birmanie : l'ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi inculpée pour "corruption"

La lauréate du prix Nobel de la paix 1991, renversée par un coup d'Etat militaire en février, fait déjà face à de nombreuses inculpations, dont l'incitation à des troubles publics et la violation d'une loi sur les secrets d'Etat.

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France Télévisions
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Aung San Suu Kyi participe aux élections nationales birmanes à Naypyidaw, le 29 octobre 2020. (THET AUNG / AFP)

L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, renversée par un coup d'Etat militaire, a été inculpée pour corruption, rapporte le journal officiel The Global New Light of Myanmar, jeudi 10 juin.

Elle est notamment accusée d'avoir perçu "600 000 dollars [493 000 euros] et plusieurs kilos d'or" de pots-de-vins. Elle est aussi poursuivie pour l'utilisation abusive de terres pour la fondation caritative Daw Khin Kyi, qu'elle présidait. "Ces accusations sont absurdes", a dénoncé l'un de ses avocats, Khin Maung Zaw. "Le but est de la tenir à l'écart de la scène [politique] du pays et de salir son image".

Interpellée au matin du 1er février, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991, âgée de 75 ans, fait déjà face à de nombreuses inculpations allant de la possession illégale de talkies-walkies à l'incitation à des troubles publics et à la violation d'une loi sur les secrets d'Etat. Si elle est jugée coupable, elle peut être bannie de la vie politique et encourt de longues années de prison. Deux procès sont déjà prévus dans la capitale Naypyidaw, le premier devant démarrer le 14 juin.

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