Bernard-Henri Lévy a indiqué vendredi soir à l'AFP à Benghazi s'être entretenu avec les opposants au régime de Kadhafi

"J'ai rencontré les représentants du Conseil national", a déclaré le fondateur du site La règle du jeu."Il se passe un événement extraordinaire que personne n'avait prévu. J'ai voulu comprendre par moi-même", a expliqué le philosophe, arrivé en Libye il y a deux jours.

Bernard-Henri Lévy (15 novembre 2010)
Bernard-Henri Lévy (15 novembre 2010) (AFP/Nikolas Kominis)

"J'ai rencontré les représentants du Conseil national", a déclaré le fondateur du site La règle du jeu.

"Il se passe un événement extraordinaire que personne n'avait prévu. J'ai voulu comprendre par moi-même", a expliqué le philosophe, arrivé en Libye il y a deux jours.

"On pouvait croire que la flamme de la liberté était à jamais éteinte" en Libye, a-t-il poursuivi. "On voit se constituer très vite ce souci du bien public", s'est félicité l'intellectuel français, au sujet des institutions provisoires mises en place dans la zone sous contrôle de l'opposition au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

S'agissant des slogans anti-israéliens voire antijuifs apparus dans les manifestations, Bernard-Henri Lévy a estimé que c'était "l'héritage de Kadhafi". "Comme en Egypte, j'espère que cela tendra à disparaître avec la démocratie", a-t-il ajouté.

Il a appelé à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne pour empêcher le régime d'utiliser son aviation dans la répression. "La dernière capacité de nuisance de Kadhafi, elle est là", a-t-il affirmé.

BHL favorable à "une intervention égyptienne" au nom "du droit d'ingérence démocratique"
Dans un article publié sur le site de sa revue, La règle du jeu, Bernard-Henri Lévy se prononce "pour un droit d'ingérence démocratique en Libye" et souhaite "une intervention égyptienne" dans ce pays.