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Barack Obama a rejeté à la tribune de l'ONU la démarche des Palestiniens pour y obtenir la reconnaissance de leur Etat

M. Obama a affirmé mercredi qu'"une paix véritable ne peut être obtenue qu'entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes" et s'est opposé avec force à toute tentative des Palestiniens d'obtenir la reconnaissance de leur Etat en s'adressant au Conseil de sécurité.
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Le président américain Barack Obama à l'Assemblée générale de l'ONU le 21 septembre 2011 à New York (AFP PHOTO / DON EMMERT)

M. Obama a affirmé mercredi qu'"une paix véritable ne peut être obtenue qu'entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes" et s'est opposé avec force à toute tentative des Palestiniens d'obtenir la reconnaissance de leur Etat en s'adressant au Conseil de sécurité.

Le président des Etats-Unis qui dispose d'un droit de véto à l'ONU, a appelé à la reprise des négociations directes entre eux et Israël.

"Je suis convaincu qu'il n'existe pas de raccourci à la fin d'un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l'ONU. Si c'était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu à l'heure actuelle", a déclaré M. Obama.

Rencontre entre Obama et Netanyahu

Le président des Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont retrouvés mercredi matin pour une réunion en tête-à-tête en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, quelques minutes après l'intervention de M. Obama à la tribune de l'ONU.

M. Netanyahu a chaleureusement salué l'opposition de Barack Obama à une démarche des Palestiniens pour obtenir une reconnaissance à l'ONU et la remercié de la promesse d'opposer un veto à la démarche palestinienne au Conseil de sécurité.

Barack Obama a quant à lui déclaré que les Palestiniens méritaient d'avoir un Etat mais que celui-ci ne pourrait être obtenu qu'à travers des négociations avec Israël. En mai, M. Obama avait souligné que les frontières d'un futur Etat palestinien devraient prendre pour base les lignes d'armistice de 1967, "avec des échanges (de territoires) sur lesquels les deux parties seraient d'accord".

M. Obama s'est ensuite entretenu avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Proposition de Nicolas Sarkozy
Le président français a proposé à l'Assemblée générale des Nations unies que l'Onu accorde à la Palestine le statut d'Etat observateur, comme celui du Vatican, en attendant un accord définitif sur le futur Etat palestinien, qu'il juge possible d'ici un an.

Nicolas Sarkozy, a exhorté l'Assemblée à "sortir du piège mortel de la paralysie" au Proche-Orient et à faire des "compromis" pour parvenir à un accord de paix "définitif" d'ici un an.

M. Sarkozy a proposé une feuille de route pour sortir le processus de paix israélo-palestinien de l'impasse : reprise des négociations d'ici un mois, accord sur les frontières et la sécurité dans six mois, accord définitif dans un an.

"L'objectif ultime de la négociation de paix doit être la reconnaissance mutuelle de deux Etats nations pour deux peuples,
établis sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de
territoires agréés et équivalents", a-t-il déclaré.

Le discours a été accueilli "positivement" par les Palestiniens qui se sont déclarés "prêts à travailler" aux propositions de M. Sarkozy et à donner du temps à l'ONU pour évaluer leur demande d'admission. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a déclaré prendre "acte des propositions françaises".

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