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Ban Ki-moon a été réélu mardi à la tête de l'Onu pour un second mandat de secrétaire général

Le Sud-Coréen, âgé de 67 ans, a été réélu, sans suprise, par acclamation par les 192 Etats membres. Il était le seul candidat déclaré pour lui succéder.Son deuxième mandat de cinq ans commencera le 1er janvier 2012.
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France Télévisions Rédaction Culture
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Ban Ki-moon applaudi à l'Assemblée générale de l'Onu, qui l'a réélu à sa tête (21 juin 2011) (AFP / Don Emmert)

Le Sud-Coréen, âgé de 67 ans, a été réélu, sans suprise, par acclamation par les 192 Etats membres. Il était le seul candidat déclaré pour lui succéder.

Son deuxième mandat de cinq ans commencera le 1er janvier 2012.

Ban Ki-moon a derrière lui une carrière de 41 ans dans la diplomatie, dont quinze de missions liées aux Nations unies. Ban Ki-moon est devenu diplomate en 1970, après un diplôme à l'université nationale de Séoul, complétée plus tard aux Etats-Unis à Harvard.

Il a commencé à travailler avec l'ONU en 1975 à la division du ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Il est arrivé à sa tête le 1er janvier 2007, après la réforme pour rendre l'institution plus efficace, moins dispendieuse et plus transparente, thèmes qu'il a repris à son compte.

Certains diplomates affirment que c'est des Etats-Unis qu'il est le plus proche. Il a été un moment dans le collimateur des Russes pour avoir fermé les yeux sur l'indépendance du Kosovo en 2008, puis lors de la guerre éclair entre la Russie et la Géorgie, en août 2008.

Il prend soin de ne jamais provoquer le géant chinois, évitant de critiquer son piètre bilan en matière de droits de l'homme.

Les principaux défauts qu'on lui prête sont son absence de charisme et un anglais largement perfectible.

Il a nettement redoré son blason récemment aux yeux des défenseurs des droits de l'homme, à la faveur des soulèvements dans les pays arabes, n'hésitant pas à user d'un langage tranché pour prendre le parti des rebelles et exhorter les despotes au dialogue.

Dans le même domaine, il a diffusé fin avril un rapport accablant pour le Sri Lanka, accusé de possibles "crimes de guerre" lors de la répression de la rébellion tamoule, et a montré sa poigne face à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

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