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Au moins 141 détenus se sont évadés jeudi d'une prison de Nuevo Laredo, à la frontière avec le Texas (USA)

La région de Nuevo Laredo est secouée par une guerre des gangs du trafic de drogue.Les détenus, en majorité condamnés pour trafic de stupéfiants, sont tranquillement sortis par la porte de l'établissement. Ils ont été "aidés par du personnel de la prison", a commenté un responsable de la sécurité publique de l'Etat de Tamaulipas.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Le pont, au-dessus du Rio Grande, reliant Nuevo Laredo (Mexique) à Laredo (Texas, Etats-Unis) (AFP - RAUL LLAMAS)

La région de Nuevo Laredo est secouée par une guerre des gangs du trafic de drogue.

Les détenus, en majorité condamnés pour trafic de stupéfiants, sont tranquillement sortis par la porte de l'établissement. Ils ont été "aidés par du personnel de la prison", a commenté un responsable de la sécurité publique de l'Etat de Tamaulipas.

Cette évasion est l'une des plus importantes de ces dernières années, mais elle n'est pas isolée. Les détenus "achètent" souvent des complicités au sein de l'encadrement carcéral, en versant des pots-de-vin.

En septembre, 85 prisonniers avaient ainsi réussi à s'échapper d'une prison de Reynos, autre ville proche de la frontière américaine située dans le Tamaulipas. Environ 200 détenus se sont évadés des prisons de cet Etat du nord-est du Mexique entre janvier et septembre, selon le secrétaire à la Sécurité publique du Tamaulipas, Antonio Garza.

Cette zone est depuis le début de l'année le théâtre d'une lutte acharnée entre le cartel du Golfe et ses anciens alliés, les Zetas, selon le gouvernement. La "guerre des cartels" pour le contrôle du marché local et du trafic de drogue vers les Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne, a fait plus de 30.200 morts, entre règlements de compte et affrontements avec les forces de l'ordre, depuis l'arrivée au pouvoir du président Felipe Calderon il y a quatre ans.

Le dirigeant conservateur a fait de la lutte contre les cartels une priorité nationale, déployant plus de 50.000 soldats en renfort de la police. Pour autant, la violence ne cesse d'augmenter. De janvier à novembre, 12.456 assassinats ont ainsi été enregistrés dans le pays, a reconnu jeudi le procureur général du Mexique, Arturo Chavez.

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