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Au moins 10 personnes ont été tuées jeudi par l'explosion d'un obus sur un marché dans le quartier d'Abobo

C'est ce qu'ont rapporté deux habitants. Selon des témoins, l'obus a été tiré par des partisans de Laurent Gbagbo, faisant 7 morts au total.Mercredi, des heurts entre les partisans de Ouattara et de Gbagbo avaient eu lieu à Duékoué et à Abidjan, faisant 7 morts au total.Pour l'ONU, le bilan des tués depuis la fin 2010 s'établi à 410 morts.
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Des barricades à Abidjan sur la route principale menant vers le quartier d'Abobo, le 16 mars 2011. (AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)

C'est ce qu'ont rapporté deux habitants. Selon des témoins, l'obus a été tiré par des partisans de Laurent Gbagbo, faisant 7 morts au total.

Mercredi, des heurts entre les partisans de Ouattara et de Gbagbo avaient eu lieu à Duékoué et à Abidjan, faisant 7 morts au total.

Pour l'ONU, le bilan des tués depuis la fin 2010 s'établi à 410 morts.

Durant la semaine écoulée, le bilan est de 18 morts, a annoncé le porte-parole de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) Hamadoun Touré.

Des habitants de Duékoué ont fait état de plusieurs heures d'affrontements dans la ville, théâtre de tensions depuis des années, mais restée sous le contrôle de partisans du président sortant Laurent Gbagbo depuis la fin de la guerre civile de 2002-2003 qui avait coupé le pays en deux.

Les forces rebelles qui dominaient le Nord pendant la guerre civile soutiennent aujourd'hui l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Elles ont menacé de pousser vers le Sud pour forcer Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

Les hommes de Ouattara prennent la banlieue Nord d'Abidjan
La sécurité à Abidjan, capitale économique du pays, s'est rapidement dégradée depuis que des hommes armés fidèles à Ouattara ont pris le contrôle de la banlieue Nord. Des forces pro Gbagbo ont réagi en établissant des barrages routiers et en tuant ceux qu'ils soupçonnent d'être des rebelles.

Les combats se sont étendus ces derniers jours à des quartiers jusqu'ici épargnés.

Duékoué, ville stratégique vers le cacao
Le calme est revenu à Duékoué après les combats, mais des milliers de personnes ont fui pour se réfugier à la mission catholique, a rapporté un habitant.

Il y a eu des combats dans d'autres villes de l'ouest du pays depuis la présidentielle mais Duékoué est une localité stratégique, sur la route conduisant aux principales régions productrices de cacao.

Evoquant une attaque à la grenade qui a fait un mort et 18 blessés, l'Onuci a réclamé mercredi l'arrêt de l'escalade des violences.

Possibles crimes contre l'humanité
Des témoins ont rapporté que les forces de sécurité avaient lancé une opération contre des partisans de Ouattara et des rebelles présumés à Williamsville et Port Bouet 2, des quartiers de l'ouest d'Abidjan, tuant au moins trois personnes.

Un habitant de Williamsville a dit avoir vu dans la rue son voisin et deux autres personnes extraits de leur domicile par des hommes en uniforme qui les ont ensuite égorgés. Un porte-parole de la police n'a pu être contacté dans l'immédiat.

Selon Human Rights Watch, les atrocités commises par les forces fidèles à Gbagbo ont été organisées à une échelle telle qu'elles pourraient constituer des crimes de guerre, mais des hommes soutenant Ouattara ont aussi été accusés d'exécutions.

Mardi, Alassane Ouattara a averti Gbagbo que l'offre de sortie honorable présentée il y a quelques jours par l'Union africaine (UA) constituait sa "dernière chance" de quitter le pouvoir en douceur.

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